La golden share (« action spécifique » ou « de référence ») permet à celui qui la détient (appelé l'actionnaire de référence) de conserver un droit de veto sur l'ensemble du capital d'une société dans certaines circonstances spécifiques. Elles sont souvent détenues par un État dans le cas d'une compagnie publique soumise au processus de privatisation et de transformation en société cotée. La golden share est limitée dans le temps. Plusieurs autres golden shares ont été jugées illégales, notamment celles détenues par le gouvernement espagnol dans Telefonica, Repsol YPF, Endesa, et Tabacalera.

Property Value
dbo:abstract
  • La golden share (« action spécifique » ou « de référence ») permet à celui qui la détient (appelé l'actionnaire de référence) de conserver un droit de veto sur l'ensemble du capital d'une société dans certaines circonstances spécifiques. Elles sont souvent détenues par un État dans le cas d'une compagnie publique soumise au processus de privatisation et de transformation en société cotée. La golden share est limitée dans le temps. Le terme est apparu dans les années 1980 lorsque le gouvernement britannique conserva des golden shares dans les sociétés qu'il privatisa. Elles furent utilisées par la suite dans d'autres États européens, que ce soit la France (EDF), les Pays-Bas (TNT), l’Espagne (Endesa) ou l’Allemagne (dans Volkswagen via le land de Basse-Saxe). La golden share fut également introduite en Russie (Zolotaya Aktsiya) à travers une loi à l'initiative du Kremlin, le 16 novembre 1992. En 2009, la légalité des golden shares a été remise en cause par la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE), même si le principe même des golden share n’a pas été invalidé. Ainsi, la golden share du gouvernement britannique sur BAA fut condamnée par la CJCE car elle contrevenait au principe de liberté de circulation. Avec l’« arrêt Total » de 2002, la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) a considéré qu'un État ne saurait conserver un droit de regard « injustifié » dans une entreprise privatisée. En 1993, au moment de l’ouverture du capital d'Elf Aquitaine, le gouvernement français s’était en effet vu attribuer une golden share lui permettant de bloquer tout processus d’OPA hostile. Plusieurs autres golden shares ont été jugées illégales, notamment celles détenues par le gouvernement espagnol dans Telefonica, Repsol YPF, Endesa, et Tabacalera. En conséquence de ce pouvoir, l'actionnaire de référence peut être appelé en responsabilité, notamment en cas de comblement de passif. Par exemple la loi N°84-46 du 24 janvier 1984 modifiée (article 52), et modifiée par la loi du 2 juillet 1996, permet à la Banque de France de demander aux actionnaires d'un établissement de crédit de soutenir celui-ci . Pour un actionnaire de référence, cette disposition entraîne une dissymétrie entre la part des bénéfices auxquels il peut avoir droit, et le risque en cas de perte supérieure aux fonds propres. Aussi certaines sociétés préfèrent éviter une telle position. (fr)
  • La golden share (« action spécifique » ou « de référence ») permet à celui qui la détient (appelé l'actionnaire de référence) de conserver un droit de veto sur l'ensemble du capital d'une société dans certaines circonstances spécifiques. Elles sont souvent détenues par un État dans le cas d'une compagnie publique soumise au processus de privatisation et de transformation en société cotée. La golden share est limitée dans le temps. Le terme est apparu dans les années 1980 lorsque le gouvernement britannique conserva des golden shares dans les sociétés qu'il privatisa. Elles furent utilisées par la suite dans d'autres États européens, que ce soit la France (EDF), les Pays-Bas (TNT), l’Espagne (Endesa) ou l’Allemagne (dans Volkswagen via le land de Basse-Saxe). La golden share fut également introduite en Russie (Zolotaya Aktsiya) à travers une loi à l'initiative du Kremlin, le 16 novembre 1992. En 2009, la légalité des golden shares a été remise en cause par la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE), même si le principe même des golden share n’a pas été invalidé. Ainsi, la golden share du gouvernement britannique sur BAA fut condamnée par la CJCE car elle contrevenait au principe de liberté de circulation. Avec l’« arrêt Total » de 2002, la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) a considéré qu'un État ne saurait conserver un droit de regard « injustifié » dans une entreprise privatisée. En 1993, au moment de l’ouverture du capital d'Elf Aquitaine, le gouvernement français s’était en effet vu attribuer une golden share lui permettant de bloquer tout processus d’OPA hostile. Plusieurs autres golden shares ont été jugées illégales, notamment celles détenues par le gouvernement espagnol dans Telefonica, Repsol YPF, Endesa, et Tabacalera. En conséquence de ce pouvoir, l'actionnaire de référence peut être appelé en responsabilité, notamment en cas de comblement de passif. Par exemple la loi N°84-46 du 24 janvier 1984 modifiée (article 52), et modifiée par la loi du 2 juillet 1996, permet à la Banque de France de demander aux actionnaires d'un établissement de crédit de soutenir celui-ci . Pour un actionnaire de référence, cette disposition entraîne une dissymétrie entre la part des bénéfices auxquels il peut avoir droit, et le risque en cas de perte supérieure aux fonds propres. Aussi certaines sociétés préfèrent éviter une telle position. (fr)
dbo:wikiPageID
  • 997647 (xsd:integer)
dbo:wikiPageLength
  • 3362 (xsd:nonNegativeInteger)
dbo:wikiPageRevisionID
  • 179467573 (xsd:integer)
dbo:wikiPageWikiLink
prop-fr:wikiPageUsesTemplate
dct:subject
rdfs:comment
  • La golden share (« action spécifique » ou « de référence ») permet à celui qui la détient (appelé l'actionnaire de référence) de conserver un droit de veto sur l'ensemble du capital d'une société dans certaines circonstances spécifiques. Elles sont souvent détenues par un État dans le cas d'une compagnie publique soumise au processus de privatisation et de transformation en société cotée. La golden share est limitée dans le temps. Plusieurs autres golden shares ont été jugées illégales, notamment celles détenues par le gouvernement espagnol dans Telefonica, Repsol YPF, Endesa, et Tabacalera. (fr)
  • La golden share (« action spécifique » ou « de référence ») permet à celui qui la détient (appelé l'actionnaire de référence) de conserver un droit de veto sur l'ensemble du capital d'une société dans certaines circonstances spécifiques. Elles sont souvent détenues par un État dans le cas d'une compagnie publique soumise au processus de privatisation et de transformation en société cotée. La golden share est limitée dans le temps. Plusieurs autres golden shares ont été jugées illégales, notamment celles détenues par le gouvernement espagnol dans Telefonica, Repsol YPF, Endesa, et Tabacalera. (fr)
rdfs:label
  • Golden share (fr)
  • Goldene Aktie (de)
  • Gouden aandeel (nl)
  • Золота акція (uk)
  • Золотая акция (ru)
  • 黄金株 (ja)
  • Golden share (fr)
  • Goldene Aktie (de)
  • Gouden aandeel (nl)
  • Золота акція (uk)
  • Золотая акция (ru)
  • 黄金株 (ja)
owl:sameAs
prov:wasDerivedFrom
foaf:isPrimaryTopicOf
is dbo:wikiPageDisambiguates of
is dbo:wikiPageRedirects of
is dbo:wikiPageWikiLink of
is oa:hasTarget of
is foaf:primaryTopic of