Dans l'ancien Tibet, jusqu'au milieu du XXe siècle, la paysannerie était liée héréditairement aux domaines des seigneurs nobles et monastiques et du gouvernement tibétain, seuls propriétaires terriens, auxquels elle devait des redevances en argent ou en nature et des corvées[pertinence contestée],.

PropertyValue
dbpedia-owl:abstract
  • Dans l'ancien Tibet, jusqu'au milieu du XXe siècle, la paysannerie était liée héréditairement aux domaines des seigneurs nobles et monastiques et du gouvernement tibétain, seuls propriétaires terriens, auxquels elle devait des redevances en argent ou en nature et des corvées[pertinence contestée],. Cette situation est qualifiée de servage et, dans le cas particulier de domestiques attachés à la maisonnée, d'esclavage par des témoins directs, occidentaux ou tibétains, et par des tibétologues.Le système de servage en vigueur avant 1959 a été étudié par Melvyn C. Goldstein à partir de 1965, alors qu'on pouvait encore interroger un grand nombre de Tibétains réfugiés en Inde ayant connu ce système. Au bout de deux ans d'enquête, il conclut que l'organisation sociale traditionnelle du Tibet était une variante du servage (serfdom en anglais), comportant trois sous-statuts : les serfs qui louaient des terres à un domaine moyennant redevances et avaient de lourdes obligations (les khral-pa), ceux qui étaient attachés à un domaine mais ne détenaient pas de terres (les dud chung) et avaient donc moins d'obligations, et les serviteurs attachés de façon héréditaire à la maisonnée d'un seigneur (les nangsen).La tibétologue Katia Buffetrille, pour sa part, déclare que dans l'ancien Tibet, « effectivement, il y avait du servage, de l'esclavage même », précisant que « la société était très hiérarchisée, seul le clergé et les nobles pouvaient être propriétaires terriens ». De plus elle indique qu'« Il ne s'agissait pas du tout d'un système idéal, mais [qu']il n'avait rien à voir avec de l'esclavage » en signalant que « Le terme de serfs, appliqué aux paysans, est contesté par certains tibétologues occidentaux, qui préfèrent celui de gens du commun ou sujets […]. En fait, les paysans, la grande majorité du peuple, étaient héréditairement liés à la terre. En dépit de cette structure qui peut paraître rigide, il y avait en fait une grande flexibilité. Ces paysans avaient des devoirs mais jouissaient aussi de droits. Les seigneurs n'avaient aucunement pouvoir de vie et de mort sur eux. ».En 1959, le gouvernement chinois, selon A. Tom Grunfeld, donnait la répartition suivante : noblesse 5%, clergé 15%, nomades 20%, serfs 60% (dont 45% devant s’acquitter de redevances, 45% sous « bail humain » et 10% divers). En 2009, l'historiographie officielle chinoise fixe le pourcentage de la population serve et esclave à 95 % de la population totale, les khral-pa et les dud chung représentaient 90 % de la population, et les nangsen 5 %, le statut de ces derniers étant celui d’esclave et non de serf. Le journaliste Thomas Laird conteste le chiffre de 95% de Tibétains et estime à 30 % de la population le nombre de paysans jouissant de terres et s'acquittant de redevances en nature et de corvées dues au gouvernement, à un monastère ou à des nobles, également à 30 % le taux de serfs sans terres mais inféodés à une famille aristocratique, à un monastère ou au gouvernement.[pertinence contestée]Dans les années 1900, le 13e dalaï-lama créa un Office de l'agriculture et permit aux serfs ayant fui leur domaine de se rattacher à l'Office moyennant le paiement d'un droit. Le 14e dalaï-lama « emploie couramment les termes serf et féodal pour décrire le Tibet d'avant 1959 », quoiqu'il juge le terme serf excessif. Il est d'avis que « le système de réincarnation comportait un aspect négatif : dans les richesses transmises au nom de l'institution, il y avait les serfs détenus par les monastères, ce qui entraînait bien des souffrances ».Le 28 mars 1959, le Comité préparatoire à l'établissement de la région autonome du Tibet, sous la direction du 10e panchen-lama, abolit le travail forcé et la servitude individuelle. Cette journée a été déclarée fête de l'abolition du servage en 2009. Pour sa part, le gouvernement tibétain en exil considère l'anniversaire du 28 mars comme une « tragédie », affirmant que 87 000 Tibétains étaient décédés lors de la rébellion de 1959.Une controverse existe quant aux termes à employer pour définir le statut et les conditions de vie de cette partie de la population. Des universitaires discutent de l'adéquation de la notion même de servage, au sens occidental, dans le cadre de l'ancien Tibet. Ce débat est devenu un argument politique dans la confrontation entre la République populaire de Chine et le Gouvernement tibétain en exil,,.
  • De horigheid in historisch Tibet is een beladen aspect van de geschiedenis van Tibet. Begin 21e eeuw bestaan er nog steeds grote verschillen van mening over de omvang die de horigheid in Tibet had. Volgens de Tibetaanse regering in ballingschap waren niet meer dan 15% van de Tibetanen horigen, volgens de regering in Peking behoorde 90% à 95% van de Tibetaanse bevolking tot de horigheid.
  • The serfdom in Tibet controversy rests on both a political and an academic debate. In the political debate, Chinese sources claim moral authority for governing Tibet, based on narratives that portray Tibet as a "feudal serfdom" and a "hell on earth" prior to the invasion of Tibet in 1950. Tibetologists have presented a range of opinions as to the accuracy of this characterization, and there continues to be a lack of consensus on the topic. Accusations of the existence of a variety of unfree labour have been a recurrent theme, covering periods both before and after the Chinese takeover. Supporters of the Chinese position highlight statements by the government of the People's Republic of China (PRC) that, prior to 1959, 95% of Tibetans lived in 'feudal serfdom', and cite cases of abuse and cruelty in the traditional Tibetan system. Human rights organizations and supporters of the Free Tibet movement have highlighted reports of Communist-run forced labour camps in the region and point out the efforts made by the Tibetan authorities to modernise the country and improve conditions in Tibet in the first half of the 20th Century.In the academic debate of the 'Serfdom in Tibet' controversy, the nature of serfdom and its applicability to Eastern societies is contested amongst academics. Tibetologist Melvyn Goldstein wrote in 1971 that "Tibet was characterized by a form of institutionalized inequality that can be called pervasive serfdom". However many academics have questioned the applicability of the concept to Tibet, a recent example being Heidi Fjeld who in 2003 argued that feudalism and the use of the term 'serf' was misleading in relation to the social system of Tibet and instead described it as "a caste-like social hierarchy".
dbpedia-owl:thumbnail
dbpedia-owl:wikiPageExternalLink
dbpedia-owl:wikiPageID
  • 5516144 (xsd:integer)
dbpedia-owl:wikiPageLength
  • 183016 (xsd:integer)
dbpedia-owl:wikiPageOutDegree
  • 218 (xsd:integer)
dbpedia-owl:wikiPageRevisionID
  • 109416821 (xsd:integer)
dbpedia-owl:wikiPageWikiLink
prop-fr:année
  • 2003 (xsd:integer)
prop-fr:consultéLe
  • 2013-09-14 (xsd:date)
prop-fr:fr
  • Université de Shenyang
prop-fr:isbn
  • 978 (xsd:integer)
prop-fr:lang
  • en
prop-fr:langue
  • anglais
prop-fr:lieu
  • Copenhague
prop-fr:lireEnLigne
prop-fr:nom
  • Fjeld
prop-fr:numéroD'édition
  • 1 (xsd:integer)
prop-fr:prénom
  • Heidi
prop-fr:titre
  • Commoners and Nobles:Hereditary Divisions in Tibet
  • I Used to Be a Serf
prop-fr:trad
  • Shenyang University
prop-fr:url
  • http://www.tibetinfor.com/tibetzt/woman/story/main002.htm
prop-fr:wikiPageUsesTemplate
prop-fr:éditeur
  • Nordic Institute of Asian Studies
dcterms:subject
rdfs:comment
  • Dans l'ancien Tibet, jusqu'au milieu du XXe siècle, la paysannerie était liée héréditairement aux domaines des seigneurs nobles et monastiques et du gouvernement tibétain, seuls propriétaires terriens, auxquels elle devait des redevances en argent ou en nature et des corvées[pertinence contestée],.
  • De horigheid in historisch Tibet is een beladen aspect van de geschiedenis van Tibet. Begin 21e eeuw bestaan er nog steeds grote verschillen van mening over de omvang die de horigheid in Tibet had. Volgens de Tibetaanse regering in ballingschap waren niet meer dan 15% van de Tibetanen horigen, volgens de regering in Peking behoorde 90% à 95% van de Tibetaanse bevolking tot de horigheid.
  • The serfdom in Tibet controversy rests on both a political and an academic debate. In the political debate, Chinese sources claim moral authority for governing Tibet, based on narratives that portray Tibet as a "feudal serfdom" and a "hell on earth" prior to the invasion of Tibet in 1950. Tibetologists have presented a range of opinions as to the accuracy of this characterization, and there continues to be a lack of consensus on the topic.
rdfs:label
  • Servage et esclavage au Tibet
  • Horigheid in Tibet
  • Serfdom in Tibet controversy
owl:sameAs
http://www.w3.org/ns/prov#wasDerivedFrom
foaf:depiction
foaf:isPrimaryTopicOf
is dbpedia-owl:wikiPageRedirects of
is dbpedia-owl:wikiPageWikiLink of
is foaf:primaryTopic of