Le Panthéon est un monument de style néo-classique situé place du Panthéon sur la montagne Sainte-Geneviève, dans le 5e arrondissement de Paris, au cœur du Quartier latin. Il est entouré notamment de la mairie du 5e arrondissement, du lycée Henri-IV, de l'église Saint-Étienne-du-Mont, de la bibliothèque Sainte-Geneviève et de la faculté de droit.

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  • Le Panthéon est un monument de style néo-classique situé place du Panthéon sur la montagne Sainte-Geneviève, dans le 5e arrondissement de Paris, au cœur du Quartier latin. Il est entouré notamment de la mairie du 5e arrondissement, du lycée Henri-IV, de l'église Saint-Étienne-du-Mont, de la bibliothèque Sainte-Geneviève et de la faculté de droit. La rue Soufflot lui dessine une perspective jusqu'au jardin du Luxembourg.Prévu à l'origine au XVIIIe siècle pour être une église qui abriterait la châsse de sainte Geneviève, ce monument a maintenant vocation à honorer de grands personnages ayant marqué l'histoire de France.Les différents desseins de sa construction, sa décoration, les inscriptions et les symboles qui y figurent permettent de parcourir la construction — lente et contrastée — de la nation française. Ce monument est ouvert au public et géré par le Centre des monuments nationaux.
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  • "sur la cérémonie">[En savoir plus…]]] 1996 ---- * André Malraux , écrivain et ministre de la Culture du général de Gaulle. [[#ancre cérém Malraux
  • "sur la cérémonie">[En savoir plus…]]] 1889 ---- * Théophile-Malo de La Tour d'Auvergne-Corret , soldat, « premier grenadier de la République ». Inhumé lors de la commémoration du centenaire de la Révolution française. * Lazare-Nicolas-Marguerite, comte Carnot , conventionnel, général et scientifique. Technicien qui permit l’organisation de l’Armée de l’An II. Inhumé lors de la commémoration du centenaire de la Révolution française. * Jean-Baptiste Baudin , député qui est devenu célèbre en mourant sur une barricade constituée par les républicains pour s’opposer au coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte, le futur Napoléon III. Il devient un symbole pour les républicains de la lutte contre le nouveau régime. Inhumé lors de la commémoration du centenaire de la Révolution française. * François-Séverin Marceau-Desgraviers, dit Marceau , général de la République. Inhumé lors de la commémoration du centenaire de la Révolution française - Seule une partie de son corps est inhumée. 1894 ---- * Sadi Carnot , président de la République française de 1887 à 1894, assassiné à Lyon par un anarchiste. Inhumé immédiatement après son assassinat. 1907 ---- * Marcellin Berthelot , chimiste et homme politique, et son épouse Sophie Berthelot , scientifique. [[#ancre cérém Berthelot
  • "sur la cérémonie">[En savoir plus…]]]
  • "sur la cérémonie">[En savoir plus…]]] 1794 ---- * Jean-Jacques Rousseau , philosophe et écrivain. [[#ancre cérém Rousseau
  • "sur la cérémonie">[En savoir plus…]]] 1908 ---- * Émile Zola , écrivain. [[#ancre cérém Zola
  • "sur la cérémonie">[En savoir plus…]]] 1995 ---- * Pierre Curie * Marie Curie , physiciens, prix Nobel de physique. Marie Curie a obtenu un deuxième prix Nobel en continuant ses travaux après la mort de son mari. [[#ancre cérém Curie
  • "sur la cérémonie">[En savoir plus…]]] 1952 ---- * Louis Braille , professeur et inventeur de l’écriture pour les aveugles. Inhumé au Panthéon lors du centenaire de sa mort. [[#ancre cérém Braille
  • "sur la cérémonie">[En savoir plus…]]] 1989 ---- * L'abbé Baptiste-Henri, comte Grégoire , ecclésiastique, sénateur et comte d’Empire. Il fut un partisan de l’octroi de la citoyenneté française aux juifs et de l’abolition de l’esclavage. Inhumé lors de la commémoration du bicentenaire de la Révolution française. * Gaspard Monge, comte de Péluse, , mathématicien. Inventeur de la géométrie descriptive, il est le fondateur de l’École polytechnique. Inhumé lors de la commémoration du bicentenaire de la Révolution française. * Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet , philosophe, homme politique et mathématicien. Inhumé lors de la commémoration du bicentenaire de la Révolution française. [[#ancre cérém Condorcet
  • "sur la cérémonie">[En savoir plus…]]] 1924 ---- * Jean Jaurès , homme politique socialiste. Assassiné à la veille de la Première Guerre mondiale. [[#ancre cérém Jaurès
  • "sur la cérémonie">[En savoir plus…]]] * Voltaire , philosophe et écrivain. [[#ancre cérém Voltaire
  • "sur la cérémonie">[En savoir plus…]]] 1920 ---- * Léon Gambetta , homme politique républicain, dirige le gouvernement de la Défense Nationale pendant la guerre de 1870-1871, après la chute de l’Empire de Napoléon III. Son cœur repose dans une urne placée dans l'escalier qui descend à la crypte. [[#ancre cérém Gambetta
  • "sur la cérémonie">[En savoir plus…]]] * Jean Perrin , physicien. Inhumé le même jour que Paul Langevin [[#ancre cérém Perrin
  • "sur la cérémonie">[En savoir plus…]]] 2002 ---- * Alexandre Dumas , écrivain. [[#ancre cérém Dumas
  • "sur la cérémonie">[En savoir plus…]]] * Giovanni Baptista, Cardinal Caprara, comte de Monte Cucolli, Légat du Pape à Paris. Négociateur du concordat de 1801. * Charles-Pierre Claret, comte de Fleurieu de la Tourette , marin et homme politique français, capitaine de vaisseau, chefs des ports et arsenaux, ministre de la Marine, gouverneur de Louis XVII, gouverneur des Tuileries… * Jean-Baptiste Treilhard, comte Treilhard , avocat et député de la convention, considéré par Napoléon comme l'âme de la commission qui a rédigé le Code civil, le Code pénal et le Code d'instruction criminelle. 1811 ---- * Nicolas-Marie, comte Songis des Courbons , général de division, commandant de l'artillerie, comte d'Empire. * Charles, Cardinal Erskine de Kellie , un cardinal jamais ordonné prêtre. * Alexandre-Antoine Hureau, comte de Senarmont , artilleur des armées, baron d'Empire. Urne avec son cœur. * Michel, comte Ordener , général qui s'illustra à la bataille d'Austerlitz. * Louis Antoine de Bougainville , navigateur. [[#ancre cérém_Bougainville
  • "sur la cérémonie">[En savoir plus…]]] 1949 ---- * Adolphe-Sylvestre-Félix Éboué , né à Cayenne, homme politique, député de la France coloniale. Premier homme de couleur au Panthéon. [[#ancre cérém Éboué
  • "sur la cérémonie">[En savoir plus…]]] 1987 ---- * René Cassin , juriste, résistant, prix Nobel de la paix. À l’origine de la création de l’UNESCO et auteur de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. [[#ancre cérém Cassin
  • "sur la cérémonie">[En savoir plus…]]] * Victor Schœlcher , homme politique, figure de la lutte pour l’abolition de l’esclavage. Inhumé avec son père Marc Schœlcher pour respecter sa volonté. [[#ancre cérém Schoelcher
  • "sur la cérémonie">[En savoir plus…]]] * François Barthélemy Beguinot, comte Beguinot , soldat de la République, homme politique et général. 1809 ---- * Girolamo-Luigi Durazzo, comte Durazzo , dernier doge de Gênes qui se mit au service de Napoléon. Urne avec son cœur. * Jean-Baptiste Papin, comte de Saint-Christau , homme politique et juriste. * Joseph-Marie Vien, comte Vien , premier peintre du roi en 1789, le maître du peintre officiel de l'Empire Jacques-Louis David. * Pierre Garnier de Laboissière, comte de La Boissière , général de cavalerie, sénateur et comte d'Empire. * Justin Bonaventure Morard de Galles, comte Morard De Galles , amiral, sénateur et comte d'Empire. Urne avec son cœur. * Jean-Pierre Sers, comte Sers , armateur, mémorialiste et comte d'Empire. Urne avec son cœur. * Emmanuel Crétet, comte de Champmol , directeur des Ponts et Chaussées. On lui doit beaucoup de routes et de canaux, le canal de l'Ourcq, par exemple. 1810 ---- * Louis Charles Vincent Le Blond de Saint-Hilaire, comte de Saint-Hilaire , général blessé à Essling et comte d'Empire. * Jean Lannes, duc de Montebello , maréchal d'Empire. Soldat réputé pour sa bravoure, il est de toutes les campagnes depuis l’Italie, il est blessé à Arcole, jusqu’à Essling en 1809 où il meurt. L’Empereur en fut très affecté. [[#ancre cérém Lannes
  • "sur la cérémonie">[En savoir plus…]]] 1807 ---- * Jean-Baptiste-Pierre Bevière , célèbre pour avoir rédigé le serment du Jeu de Paume, constituant rallié à l'Empire. * Louis-Joseph-Charles-Amable d'Albert de Luynes, duc de Luynes , aristocrate membre du Tiers État, militaire puis sénateur et pair de France. Retiré du Panthéon. * Jean-Étienne-Marie Portalis , homme politique spécialiste des questions religieuses. Il est à l'origine de l'édit de Tolérance de 1787 qui reconnaissait les mêmes droits civiques aux protestants. Ministre des Cultes de Napoléon , académicien, il négocie le concordat de 1801 avec le légat du pape Caprara. * Louis-Pierre-Pantaléon Resnier , homme de lettres et sénateur. 1808 ---- * Antoine-César de Choiseul, duc de Praslin , sénateur. * Jean-Frédéric Perregaux , financier et premier dirigeant de la Banque de France. * Jean-Pierre Firmin Malher, comte Malher , général qui s'est illustré pendant la campagne d'Italie. Urne avec son cœur. * Pierre Jean Georges Cabanis , médecin, poète et philosophe. [[#ancre cérém Cabanis
  • "sur la cérémonie">[En savoir plus…]]] * Ippolito-Antonio Vincenti-Mareri, cardinal , évêque de Sabine
  • "sur la cérémonie">[En savoir plus…]]] 1933 ---- * Paul Painlevé , mathématicien et homme politique.
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  • Après le char, venaient le deuil et le cortège d'honneur ; la voiture vide du maréchal, ayant aux portières deux de ses aides de camp à cheval ; quatre voitures de deuil destinées à la famille du maréchal ; les voitures des princes grands dignitaires, des ministres, maréchaux, colonels généraux, premiers inspecteurs. Un détachement de cavalerie, précédé de trompettes et de musique à cheval, suivait les voitures et fermait la marche. Une musique accompagnait les chants, toutes les cloches des églises sonnaient, et treize coups de canons étaient tirés par intervalles. Arrivé à l'entrée de l'église souterraine de Sainte-Geneviève, le corps fut descendu à bras par des grenadiers décorés et blessés dans les mêmes batailles que le maréchal. L'aumônier de Sa Majesté remit le corps à l'archiprêtre. Le prince d'Eckmühl adressa au duc de Montebello les regrets de l'armée ; et le prince archichancelier déposa sur le cercueil la médaille destinée à perpétuer la mémoire de ces honneurs funèbres, du guerrier qui les recevait, et des services qui les avaient mérités. Alors toute la foule s'écoula, et il ne resta dans le temple que quelques anciens serviteurs du maréchal, qui honoraient sa mémoire, par les larmes qu'ils versaient en silence, autant et plus que ce deuil public et cette imposante cérémonie. Ils me connaissaient, pour nous être trouvés ensemble en campagne. Je restai quelque temps avec eux, et nous sortîmes ensemble du Panthéon.
  • Félix Lepelletier, frère de la victime, monta sur l’estrade harangua le peuple au milieu du tumulte, compara son frère à l'aîné des Gracques et jura de lui ressembler.
  • Il n’y avait que trois voix opposantes, celles d’Epréménil, de Montlosier et de Rochebrune. Robespierre déclara appuyer de tout son pouvoir le projet d'honorer la mémoire d'un homme qui, dans des moments critiques, avait déployé tant de courage contre le despotisme. Les funérailles furent magnifiques. L'immense population de Paris se pressait sur le passage du héros étrange, pour jamais endormi. Balcons, terrasses, toits des maisons, les arbres même, tout était chargé de peuple. Ce fut à cinq heures et demi du soir que le cortège s'ébranla. Un détachement de cavalerie ouvrait la marche. Des canonniers de chacun des soixante bataillons, de vieux soldats blessés, l'état-major de la garde nationale et Lafayette, une partie des Cent-Suisses, le clergé, venaient ensuite, précédant le corps qui s'avançait entouré de grenadiers et porté par douze sergents. Le cœur était recouvert d'une couronne de comte, masquée sous des fleurs ; un drapeau flottait sur le cercueil. Par une condescendance singulière et caractéristique du temps, le président de l'Assemblée nationale avait voulu céder le pas au président et aux membres du club des Jacobins ; mais ils refusèrent, et se contentèrent de prendre place, au nombre de mille huit cents, immédiatement après l'Assemblée, c'est-à-dire avant le département, avant la municipalité, avant les ministres, avant toutes les autorités constituées ! Bailly, malade, ne suivait pas le convoi ; Bouille le suivit, son chapeau sur la tête. On y remarquait Sieyès donnant le bras à Lameth, auquel il n'avait pas parlé depuis dix-huit mois. Un homme avait refusé de consacrer par sa présence les égarements du génie ; c'était Pélion. Après trois heures d'une procession solennelle, le cortège qui occupait un espace de plus d'une lieue, entra dans l'église Saint-Eustache, entièrement tendue de noir. Là, devant un sarcophage élevé au milieu du chœur, eu présence d'une multitude recueillie, Cérutti prononça l'oraison funèbre : il y rappelait les grands noms de Montesquieu, de Fénelon, de Voltaire, de Rousseau, de Mably, et définissait en ces termes le rôle historique joué, après eux, par Mirabeau "Mirabeau se dit "Ils ont créé la lumière ; je vais créer le mouvement.""
  • Un complément sur la cérémonie autour de ce monument à Rousseau dans le jardin des Tuileries en 1794 […] Après Thermidor, le jardin n'est plus que rarement le lieu de la fête. Le bassin circulaire accueille un cénotaphe abritant les cendres de Jean-Jacques Rousseau les 18-19 vendémiaire an III , étape du transfert des restes du philosophe depuis Ermenonville jusqu'au Panthéon. Louis-Sébastien Mercier était là : « L'air étoit calme, et le ciel pur; un long rideau de pourpre voiloit à l'horizon les rayons du soleil couchant. Un vent frais agitoit doucement les dernières feuilles. » La cérémonie nocturne, illuminée de flambeaux et de lumignons autour du bassin voit les habitants d'Ermenonville accompagnant le char funèbre, portant le sarcophage surmonté d'une urne, et une veillée funèbre, musicale, animée d'airs de musique, autour d'un tempietto à l'antique encadré de peupliers d'Italie, évoquant ceux de l'île d'Ermenonville, site premier de l'inhumation. Bien entendu le cérémonial processionnaire cher à la Révolution était maintenu intact : après les musiciens, les naturalistes tenant fleurs et fruits, les artistes avec pinceaux et burins, les artisans brandissant scies et rabots, les mères de famille avec leurs enfants précèdent les habitants de Saint-Denis, de Groslay, d'Émile, d'Ermenonville et de Genève, ainsi que l'indispensable délégation de la Convention ceinte du ruban tricolore. […]
  • Trois jours après le meurtre, la Convention fit les funérailles de la victime. Le génie tragique de Chénier avait dessine le spectacle, sur le modèle des funérailles héroïques de l'antiquité. Au sommet d'un catafalque porté sur un piédestal vivant de cent fédérés, le cadavre demi nu de Lepelletier était étendu sur un lit de parade. Un de ses bras pendait comme pour implorer la vengeance. La large blessure par laquelle sa vie avait coulé s'ouvrait, rougie de sang, sur sa poitrine. Le sabre nu de l'assassin était suspendu sur le corps de la victime. Les vêtements ensanglantés étaient portés en faisceaux, au bout d'une pique, comme un étendard. Le président de la Convention monta les degrés du catafalque et déposa une couronne de chêne, parsemée d'étoiles d'immortelles, sur la tête du mort. Le cortège s'ébranla aux roulements des tambours voilés et aux sons d'une musique lugubre, dont les instruments étouffés semblaient plutôt pleurer qu'éclater dans l'air. La famille de Le pelletier, en habits de deuil, marchait à pied derrière le corps du père, du frère, de l'époux assassiné. Au milieu des sept cents membres de la Convention s’élevait une bannière sur laquelle étaient inscrites en lettres d'or les dernières paroles attribuées à Saint-Fargeau : « Je meurs content de verser mon sang pour la patrie, j'espère qu'il servira à consolider la liberté et l'égalité et à faire reconnaître les ennemis du peuple ». Le peuple entier suivait. Les hommes portaient à la main des couronnes d'immortelles, les femmes des branches de cyprès. On chantait des hymnes à la gloire du martyr de la liberté et à l'extermination des tyrans.
  • Notre conseil entendu, considérant qu'il est de la justice nationale et de l'honneur de la France que les grands hommes qui ont bien mérité de la patrie en contribuant à son bonheur et à sa gloire reçoivent, après leur mort, un témoignage éclatant de l'estime et de la reconnaissance publique, Considérant que pour atteindre ce but, les lois qui avaient affecté le Panthéon à une semblable destination doivent être remises en vigueur, nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit : Art : Le Panthéon sera rendu à sa destination primitive et légale ; l'inscription « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante » sera rétablie sur le fronton. Les restes des grands hommes qui auront bien mérité de la patrie y seront déposés.
  • Il était minuit quand on arriva au terme du triste itinéraire. Le service fut célébré, le corps déposé dans un caveau sous le cloître, et tout fut dit…. Set-Cookie: kw=Transfert%20des%20cendres%20de%20Jean-Jacques%20Rousseau Set-Cookie: kw=%C3%A9cran%20mire%20de%20r%C3%A9glage
  • Le doyen du chapitre de Sainte-Geneviève, chargé de la direction du culte et du personnel dans l'église, est nommé pour cinq ans par l'archevêque de Paris et approuvé par le chef de l'État. Il ne peut être renommé qu'après cinq autres années révolues. Les chapelains sont choisis pour cinq ans, à la suite d'un concours auquel sont admis tous les prêtres français âgés de moins de trente-cinq ans et autorisés par l'évêque de leur diocèse. Le concours se compose de trois épreuves: # Un sermon écrit sur un sujet donné au candidat en l'instant # Un sermon improvisé sur un sujet donné au candidat en l'instant # Une argumentation théologique Le premier sermon doit être rédigé en douze heures avec le seul secours d'une bible non commentée. Le second sermon, oral, est présenté après deux heures de préparation et doit au moins durer trente-cinq minutes. Le point de doctrine théologique est préparé pendant trois jours. Les juges du concours sont au nombre de huit choisis par l'archevêque de Paris. Les chapelains sont astreints à prêcher au moins une fois par mois dans l'église Sainte-Geneviève et le doyen doit faire, tous les huit jours, une conférence sur l'éloquence sacrée à laquelle tous les membres de la communauté sont tenus d'assister. Les sociétés de Saint-Vincent-de-Paul et de Saint-François-Xavier, les sociétés de secours mutuels, de patronage, les corporations d'arts et métiers, peuvent tenir dans l'église Sainte-Geneviève leurs séances solennelles, leurs assemblées religieuses, et y célébrer leurs fêtes patronales avec la permission du doyen.
  • Arrivé au Panthéon, le cortège trouva le temple de la Révolution déjà envahi par la multitude. Le cadavre, soulevé par les flots de la foule, qui disputait l'espace à la Convention, faillit rouler sur les marches du péristyle.
  • Le lendemain, Félix Lepelletier, tenant par la main la fille de son frère, enfant de huit ans, la présenta en pompe de deuil à la Convention. L'enfant, adoptée par la nation, fut proclamée, par un décret d'enthousiasme, fille adoptive de la république.
  • On se remit en marche. La nuit était descendue sur la ville ; et à la lueur agitée des torches, an roulement des tambours voilés, au bruit, tout nouveau, du trombone et du tam-tam, instruments inconnus qui mêlaient aux chants lugubres composés par Gossec leur lamentation sauvage et sonore, le convoi se traîna lentement jusqu'au Panthéon à travers l'ombre des rues profondes. Oh ! de quelle impression ne durent pas être alors saisis tant d'hommes que, si diversement, préoccupaient les choses futures ! Le trône n'allait-il pas s'abîmer, quand se retirait ainsi la main forte et cachée qui le soutenait encore ? Et l’Assemblée, en l'absence de celui qui était sa lumière, saurait-elle, le long des précipices, continuer son chemin ? Et la liberté, —car enfin, elle le comptait toujours parmi les siens et avait chance de le reconquérir un jour.— La liberté ? On se trouvait lancé sur la mer des naufragés : qui pouvait affirmer qu'avec un tel pilote de moins, le navire n'irait pas se briser contre les récifs, laissant la foule pâle se débattre sous la tempête, dans l'immensité de l'espace et des flots ?
  • Sur les faces de la pyramide étaient placés les armes du duc et des médaillons rappelant les faits les plus mémorables de sa vie, et soutenus par des génies en pleurs. Sous l'obélisque était placé le sarcophage renfermant le corps du maréchal ; aux angles étaient des trophées composés de drapeaux enlevés sur les ennemis. Des candélabres en argent, et en très grand nombre, étaient fixés sur les gradins qui servaient d’estrade à ce monument. L'autel, en bois de chêne, rétabli où il était avant la révolution, était double et à double tabernacle. Sur les portes du tabernacle étaient les tables de la loi ; il était surmonté d'une grande croix sur le croisant de laquelle était suspendu un suaire. Aux angles de l'autel étaient les statues de saint Louis et de saint Napoléon. Quatre grands candélabres étaient placés sur des piédestaux aux angles des gradins. Le pavé du chœur comme celui de la nef étaient revêtus d'un tapis de deuil. La chaire, drapée en noir, décorée de l'aigle impériale, et où fut prononcée l'oraison funèbre du maréchal, était placée à gauche en avant du catafalque ; à droite était un siège en bois d'ébène, décoré des armes impériales, d'abeilles, d'étoiles, de galons, de franges et autres ornements en placage d'argent. Il était destiné au prince archichancelier de l’empire, qui présidait la cérémonie. Des gradins étaient élevés dans les arcades des bas - côtés, et correspondaient aux tribunes qui étaient au-dessus. En avant de ces gradins étaient les sièges et les banquettes pour les autorités civiles et militaires, les cardinaux, archevêques, évêques, etc. Les armes, les décorations, le bâton et la couronne de lauriers du maréchal, étaient placés sur le cercueil.
  • Le jour même de la translation des restes du maréchal, de l'église des Invalides au Panthéon, je fus envoyé de Saint-Cloud à Paris pour un message particulier de l'empereur. Ma commission faite, il me restait quelques instants de loisir, dont je profitai pour aller voir cette lugubre cérémonie, et dire un dernier adieu au brave guerrier que j'avais vu mourir. À midi, toutes les autorités civiles et militaires se rendirent à l'hôtel. Le corps fut transféré du dôme dans l'église, sous un catafalque formé par une grande pyramide d'Égypte, portée sur une estrade élevée, ouverte par quatre grands arcs, dont les cintres étaient entourés d'une guirlande de lauriers enlacés de cyprès. Aux angles étaient des statues dans l'attitude de la douleur, représentant la Force, la Justice, la Prudence et la Tempérance, vertus caractéristiques des héros. Cette pyramide était terminée par une urne cinéraire, surmontée d'une couronne de feu.
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  • ▼Extrait du catalogue d'exposition Les Tuileries au ▼
  • ▼ Lire le texte Louis Blanc sur la cérémonie ▼
  • ▼ Texte d'Alphonse de Lamartine sur la cérémonie ▼
  • ▼ Extrait du discours d'Édouard Herriot ▼
  • ▼ Projet de loi jamais exécuté ▼
  • ▼ Texte de Constant sur la cérémonie ▼
  • ▼ Extraits du discours du président de la République ▼
  • ▼ Organisation du clergé sous le Second Empire ▼
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