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  • Juan Manuel de Rosas (Buenos Aires, 1793 – Southampton, 1877), surnommé « le Restaurateur des lois », était un homme politique et militaire argentin, qui exerça comme gouverneur de la province de Buenos Aires et fut de fait l'homme fort de la Confédération argentine de 1835 à 1852. Issu d’une famille aisée, qui comprenait (du côté maternel) de grands propriétaires terriens et (du côté paternel) des nobles et des administrateurs coloniaux espagnols, Rosas s’appliqua à s’affranchir de sa famille et amassa, par le négoce et l’activité agricole, une considérable fortune personnelle, faisant acquisition notamment de vastes étendues de terres dans sa province natale. Favorable à l’Empire espagnol, il se tint à distance du processus d’indépendance, et ne s’engagea en politique qu’au milieu de la trentaine, lorsqu’il contribua en 1829, après avoir — ainsi qu’il était de coutume chez les propriétaires terriens — enrôlé ses travailleurs dans une milice privée, à chasser du pouvoir le général unitaire Lavalle, désigné gouverneur de Buenos Aires à l’issue d’un coup d’État fin 1828 ; il se fit ensuite nommer lui-même gouverneur de province en décembre de la même année, au lendemain d’une entrée triomphale dans la ville de Buenos Aires, où il fut salué tant comme chef militaire victorieux que comme chef de file des fédéralistes. Par cet ascendant nouvellement acquis, par ses faits d’armes, par ses vastes possessions foncières, par sa prestance et par son armée privée composée de gauchos d’une loyauté inconditionnelle, Rosas était devenu le type même du caudillo, c’est-à-dire du seigneur de guerre provincial, et bientôt le principal caudillo de toute l’Argentine. Il réussit à se hisser au rang de brigadier général, le plus haut grade dans l’armée argentine, et devint le chef incontesté du Parti fédéraliste. Le conflit de 1829 n’est qu’un des épisodes de la longue guerre civile, d’intensité et d’ampleur géographique variables, qui traversera toute la carrière politique de Rosas et qui opposa les unitaires (schématiquement : centralistes, progressistes, libre-échangistes, tournés vers l’Europe, et incarnés par des négociants et juristes de Buenos Aires) aux fédéralistes (protectionnistes, décentralisateurs, attachés aux valeurs de la société traditionnelle espagnole, et incarnés par les caudillos ruraux des provinces). Certes, Rosas adhéra au Parti fédéraliste, mais la passion de l’ordre social et la défense des intérêts politiques et économiques de sa province (en particulier l’exclusivité des recettes douanières, alors enjeu de taille) primaient chez lui — de son propre aveu —sur les considérations idéologiques. Sous son premier gouvernorat (1829-1832), Rosas instaura un régime autoritaire, mais sans les caractéristiques totalitaires et brutales de son second mandat, et prit même des mesures qualifiables de progressistes : fondation de nouveaux villages, réforme du Code de commerce et du Code de discipline militaire, mesures tendant à réglementer l’autorité des des villes de l’intérieur, et traités de paix avec les caciques autochtones. La violente flambée de la guerre civile où la Ligue unitaire, constituée en 1830 par les provinces sous domination unitaire (l’ensemble des provinces du nord et de l’est, avec ses figures emblématiques Lamadrid, Paz et Lavalle), affronta le Pacte fédéral, formé en 1831 et rejoint par le reste des provinces argentines (Buenos Aires, Santa Fe, Entre Ríos et Corrientes), sous domination fédéraliste, se solda par une victoire fédéraliste. Le territoire argentin se retrouva partagé en trois zones d’influence, chacune dominée par l’un des généraux vainqueurs (Rosas à Buenos Aires, López dans le Litoral, et Quiroga dans le reste du pays) — le rosisme ne régnait donc pas sans partage sur l’Argentine, hors Buenos Aires. Aux termes du Pacte fédéral, l’autonomie provinciale était reconnue et la Confédération argentine — avec des institutions restant à créer — instituée. En 1832, à l’achèvement de son premier mandat, et renonçant pour l’heure à en briguer un second, Rosas, de concert avec les autorités de quelques autres provinces argentines, fit mouvement avec ses troupes vers la frontière (c’est-à-dire la ligne de démarcation entre zones européennes et territoires encore tenus par les Indiens) pour y lancer , laquelle, alternant opérations guerrières et pourparlers de paix, et non exempte d’atrocités, permit de repousser ladite frontière vers le sud. En 1835, à la suite de tensions entre unitaires et fédéralistes et au sein même du camp fédéraliste à Buenos Aires, opportunément exploitées par son épouse , et face aux graves troubles consécutifs à l’assassinat de Quiroga dans la province de Córdoba, Rosas fut sollicité de retourner aux affaires et consentit à assumer une nouvelle fois le poste de gouverneur, moyennant cependant l’octroi par la Législature portègne de la Suma del poder público, soit les pleins pouvoirs. Rosas établit alors, pendant ce deuxième mandat (1835-1852), une dictature absolue, marquée par une presse muselée et dithyrambique, par le culte de la personnalité, et par l’omniprésence des symboles fédéralistes ; tandis qu’était mise sur pied la redoutable Mazorca, troupe de choc répressive, qui assassina des milliers d’opposants réels ou présumés, les élections n’étaient désormais plus que des simulacres, et les pouvoirs législatifs et judiciaires devinrent de dociles instruments de la volonté du caudillo, qui contrôlait étroitement tous les secteurs de la société et donnait à son régime un caractère totalitaire. Ses sympathisants se recrutaient d’une part dans la classe latifondiaire, et d’autre part dans les couches populaires, où il était une figure très aimée, quand même il était peu enclin à modifier les rapports sociaux autoritaires et inégalitaires propres à la société coloniale traditionnelle et n’entreprit rien ou presque, en dépit de son attitude paternaliste, pour améliorer les conditions de vie des petites gens. Il veilla à la stricte maîtrise des dépenses publiques, et grâce à la stabilité monétaire qu’il sut maintenir, la monnaie de Buenos Aires devint la devise d’usage général dans toute l’Argentine. L’économie à l’époque rosienne s’appuyait sur l’expansion de l’élevage (surtout dans les provinces du Litoral) et sur l’exportation de produits agricoles — prémices du futur modèle agro-exportateur argentin. Buenos Aires cependant eut soin de garder la haute main sur la navigation des eaux intérieures et le commerce extérieur, et continuait de concentrer dans la capitale toute l’activité portuaire, en particulier les recettes douanières afférentes. À la fin de la décennie 1830 et au début des années 1840, Rosas eut à affronter mainte menace contre son pouvoir. Il mena une guerre contre la Confédération péruvio-bolivienne, subit un , dut faire face à une , et eut à batailler contre une unitaire de grande ampleur, qui perdura pendant des années et se propagea vers plusieurs provinces argentines, avec des prolongements dans les États voisins. Rosas cependant sut une nouvelle fois se maintenir, étendant et consolidant même son influence dans les provinces, et exerçant une autorité effective sur elles par des moyens directs et indirects ; en 1848, et contrairement à la situation pendant son premier gouvernorat, il avait étendu son pouvoir très au-delà de la seule province de Buenos Aires et s’était de fait rendu maître de l’Argentine tout entière. Il rêva aussi d’intégrer les États limitrophes, le Paraguay et l’Uruguay, dans la Confédération argentine. En imposant un blocus contre Buenos Aires pendant les dernières années de la décennie 1840, la France et la Grande-Bretagne tentèrent conjointement de déjouer l’expansionnisme de l’Argentine rosiste (mais il s’agissait surtout pour ces deux pays de forcer la libre navigation sur les grands fleuves et de trouver des débouchés pour leurs produits), toutefois ne furent pas en mesure de mettre un coup d’arrêt à la politique de Rosas, dont le prestige s’était fortement renforcé par son long cortège de succès. Sur le plan institutionnel, la Confédération argentine, État virtuel et désincarné, échoua à se doter d’institutions, en particulier d’une constitution nationale, en partie par les manœuvres de Rosas lui-même, qui s’accommodait fort bien de ce vide institutionnel. Certes, les provinces avaient — ultime formalisme — désigné Rosas pour Chef suprême de la Confédération argentine, mais en l’absence d’institutions politiques centrales, le Pacte fédéral de 1831 restait l’unique source de légalité des relations interprovinciales. Rosas, en l’absence de constitution, exerça de facto le pouvoir national, en s’appuyant, d’une part, sur son emprise personnelle dans les provinces par le biais de gouverneurs alliés, et d’autre part sur les moyens de pression militaires et économiques de Buenos Aires par suite de la délégation de certaines compétences des provinces vers Buenos Aires (la politique étrangère et le commerce extérieur, qui permit à Rosas de fixer les taxes à l’importation par la voie de sa Loi douanière) et par suite de ses propres actions militaires. Si Rosas donc apparaissait comme l’homme fort, apportant unité et stabilité au pays, il reste que, basée sur le personnalisme, cette stabilité n’était pas appelée à se prolonger indéfiniment. Lorsque le Brésil se mit à venir en aide au gouvernement uruguayen du colorado Rivera, retranché dans Montevideo qu’assiégeaient, avec l’aide de troupes rosistes, les partisans du blanco Oribe, allié de Rosas, celui-ci déclara la guerre en août 1851, déclenchant ainsi la guerre de la Plata. La trahison d’Urquiza, naguère encore fidèle allié de Rosas, suivie de multiples défections dans l’armée rosiste, permit de lever suffisamment de combattants (la Grande Armée) pour vaincre assez facilement, à la bataille de Caseros en 1852, les troupes d’un Rosas démoralisé, qui trouva refuge chez le consul de Grande-Bretagne et fut ensuite exfiltré vers l’Europe. Ses dernières années se passeront en exil dans les environs de Southampton, où il vécut modestement comme métayer jusqu’à sa mort en 1877. Rosas est durablement perçu par le public argentin comme un tyran brutal ; pourtant, à partir des années 1930, un courant politique et intellectuel argentin — autoritariste, nationaliste et se sentant des affinités avec le fascisme italien et espagnol —, en particulier le pendant historiographique de ce mouvement appelé , s’évertua à réhabiliter la figure de Rosas comme défenseur de l’indépendance et de l’honneur argentins. En 1989, les restes de Rosas furent rapatriés par le gouvernement alors en place, dans une tentative de renforcer l’unité nationale et en guise de mesure d’indulgence vis-à-vis de la dictature militaire des années 1970. Rosas demeure néanmoins une figure controversée dans l’Argentine du XXIe siècle. (fr)
  • Juan Manuel de Rosas (Buenos Aires, 1793 – Southampton, 1877), surnommé « le Restaurateur des lois », était un homme politique et militaire argentin, qui exerça comme gouverneur de la province de Buenos Aires et fut de fait l'homme fort de la Confédération argentine de 1835 à 1852. Issu d’une famille aisée, qui comprenait (du côté maternel) de grands propriétaires terriens et (du côté paternel) des nobles et des administrateurs coloniaux espagnols, Rosas s’appliqua à s’affranchir de sa famille et amassa, par le négoce et l’activité agricole, une considérable fortune personnelle, faisant acquisition notamment de vastes étendues de terres dans sa province natale. Favorable à l’Empire espagnol, il se tint à distance du processus d’indépendance, et ne s’engagea en politique qu’au milieu de la trentaine, lorsqu’il contribua en 1829, après avoir — ainsi qu’il était de coutume chez les propriétaires terriens — enrôlé ses travailleurs dans une milice privée, à chasser du pouvoir le général unitaire Lavalle, désigné gouverneur de Buenos Aires à l’issue d’un coup d’État fin 1828 ; il se fit ensuite nommer lui-même gouverneur de province en décembre de la même année, au lendemain d’une entrée triomphale dans la ville de Buenos Aires, où il fut salué tant comme chef militaire victorieux que comme chef de file des fédéralistes. 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Le conflit de 1829 n’est qu’un des épisodes de la longue guerre civile, d’intensité et d’ampleur géographique variables, qui traversera toute la carrière politique de Rosas et qui opposa les unitaires (schématiquement : centralistes, progressistes, libre-échangistes, tournés vers l’Europe, et incarnés par des négociants et juristes de Buenos Aires) aux fédéralistes (protectionnistes, décentralisateurs, attachés aux valeurs de la société traditionnelle espagnole, et incarnés par les caudillos ruraux des provinces). Certes, Rosas adhéra au Parti fédéraliste, mais la passion de l’ordre social et la défense des intérêts politiques et économiques de sa province (en particulier l’exclusivité des recettes douanières, alors enjeu de taille) primaient chez lui — de son propre aveu —sur les considérations idéologiques. Sous son premier gouvernorat (1829-1832), Rosas instaura un régime autoritaire, mais sans les caractéristiques totalitaires et brutales de son second mandat, et prit même des mesures qualifiables de progressistes : fondation de nouveaux villages, réforme du Code de commerce et du Code de discipline militaire, mesures tendant à réglementer l’autorité des des villes de l’intérieur, et traités de paix avec les caciques autochtones. La violente flambée de la guerre civile où la Ligue unitaire, constituée en 1830 par les provinces sous domination unitaire (l’ensemble des provinces du nord et de l’est, avec ses figures emblématiques Lamadrid, Paz et Lavalle), affronta le Pacte fédéral, formé en 1831 et rejoint par le reste des provinces argentines (Buenos Aires, Santa Fe, Entre Ríos et Corrientes), sous domination fédéraliste, se solda par une victoire fédéraliste. Le territoire argentin se retrouva partagé en trois zones d’influence, chacune dominée par l’un des généraux vainqueurs (Rosas à Buenos Aires, López dans le Litoral, et Quiroga dans le reste du pays) — le rosisme ne régnait donc pas sans partage sur l’Argentine, hors Buenos Aires. Aux termes du Pacte fédéral, l’autonomie provinciale était reconnue et la Confédération argentine — avec des institutions restant à créer — instituée. En 1832, à l’achèvement de son premier mandat, et renonçant pour l’heure à en briguer un second, Rosas, de concert avec les autorités de quelques autres provinces argentines, fit mouvement avec ses troupes vers la frontière (c’est-à-dire la ligne de démarcation entre zones européennes et territoires encore tenus par les Indiens) pour y lancer , laquelle, alternant opérations guerrières et pourparlers de paix, et non exempte d’atrocités, permit de repousser ladite frontière vers le sud. En 1835, à la suite de tensions entre unitaires et fédéralistes et au sein même du camp fédéraliste à Buenos Aires, opportunément exploitées par son épouse , et face aux graves troubles consécutifs à l’assassinat de Quiroga dans la province de Córdoba, Rosas fut sollicité de retourner aux affaires et consentit à assumer une nouvelle fois le poste de gouverneur, moyennant cependant l’octroi par la Législature portègne de la Suma del poder público, soit les pleins pouvoirs. Rosas établit alors, pendant ce deuxième mandat (1835-1852), une dictature absolue, marquée par une presse muselée et dithyrambique, par le culte de la personnalité, et par l’omniprésence des symboles fédéralistes ; tandis qu’était mise sur pied la redoutable Mazorca, troupe de choc répressive, qui assassina des milliers d’opposants réels ou présumés, les élections n’étaient désormais plus que des simulacres, et les pouvoirs législatifs et judiciaires devinrent de dociles instruments de la volonté du caudillo, qui contrôlait étroitement tous les secteurs de la société et donnait à son régime un caractère totalitaire. Ses sympathisants se recrutaient d’une part dans la classe latifondiaire, et d’autre part dans les couches populaires, où il était une figure très aimée, quand même il était peu enclin à modifier les rapports sociaux autoritaires et inégalitaires propres à la société coloniale traditionnelle et n’entreprit rien ou presque, en dépit de son attitude paternaliste, pour améliorer les conditions de vie des petites gens. Il veilla à la stricte maîtrise des dépenses publiques, et grâce à la stabilité monétaire qu’il sut maintenir, la monnaie de Buenos Aires devint la devise d’usage général dans toute l’Argentine. L’économie à l’époque rosienne s’appuyait sur l’expansion de l’élevage (surtout dans les provinces du Litoral) et sur l’exportation de produits agricoles — prémices du futur modèle agro-exportateur argentin. Buenos Aires cependant eut soin de garder la haute main sur la navigation des eaux intérieures et le commerce extérieur, et continuait de concentrer dans la capitale toute l’activité portuaire, en particulier les recettes douanières afférentes. À la fin de la décennie 1830 et au début des années 1840, Rosas eut à affronter mainte menace contre son pouvoir. Il mena une guerre contre la Confédération péruvio-bolivienne, subit un , dut faire face à une , et eut à batailler contre une unitaire de grande ampleur, qui perdura pendant des années et se propagea vers plusieurs provinces argentines, avec des prolongements dans les États voisins. Rosas cependant sut une nouvelle fois se maintenir, étendant et consolidant même son influence dans les provinces, et exerçant une autorité effective sur elles par des moyens directs et indirects ; en 1848, et contrairement à la situation pendant son premier gouvernorat, il avait étendu son pouvoir très au-delà de la seule province de Buenos Aires et s’était de fait rendu maître de l’Argentine tout entière. Il rêva aussi d’intégrer les États limitrophes, le Paraguay et l’Uruguay, dans la Confédération argentine. En imposant un blocus contre Buenos Aires pendant les dernières années de la décennie 1840, la France et la Grande-Bretagne tentèrent conjointement de déjouer l’expansionnisme de l’Argentine rosiste (mais il s’agissait surtout pour ces deux pays de forcer la libre navigation sur les grands fleuves et de trouver des débouchés pour leurs produits), toutefois ne furent pas en mesure de mettre un coup d’arrêt à la politique de Rosas, dont le prestige s’était fortement renforcé par son long cortège de succès. Sur le plan institutionnel, la Confédération argentine, État virtuel et désincarné, échoua à se doter d’institutions, en particulier d’une constitution nationale, en partie par les manœuvres de Rosas lui-même, qui s’accommodait fort bien de ce vide institutionnel. Certes, les provinces avaient — ultime formalisme — désigné Rosas pour Chef suprême de la Confédération argentine, mais en l’absence d’institutions politiques centrales, le Pacte fédéral de 1831 restait l’unique source de légalité des relations interprovinciales. Rosas, en l’absence de constitution, exerça de facto le pouvoir national, en s’appuyant, d’une part, sur son emprise personnelle dans les provinces par le biais de gouverneurs alliés, et d’autre part sur les moyens de pression militaires et économiques de Buenos Aires par suite de la délégation de certaines compétences des provinces vers Buenos Aires (la politique étrangère et le commerce extérieur, qui permit à Rosas de fixer les taxes à l’importation par la voie de sa Loi douanière) et par suite de ses propres actions militaires. Si Rosas donc apparaissait comme l’homme fort, apportant unité et stabilité au pays, il reste que, basée sur le personnalisme, cette stabilité n’était pas appelée à se prolonger indéfiniment. Lorsque le Brésil se mit à venir en aide au gouvernement uruguayen du colorado Rivera, retranché dans Montevideo qu’assiégeaient, avec l’aide de troupes rosistes, les partisans du blanco Oribe, allié de Rosas, celui-ci déclara la guerre en août 1851, déclenchant ainsi la guerre de la Plata. La trahison d’Urquiza, naguère encore fidèle allié de Rosas, suivie de multiples défections dans l’armée rosiste, permit de lever suffisamment de combattants (la Grande Armée) pour vaincre assez facilement, à la bataille de Caseros en 1852, les troupes d’un Rosas démoralisé, qui trouva refuge chez le consul de Grande-Bretagne et fut ensuite exfiltré vers l’Europe. Ses dernières années se passeront en exil dans les environs de Southampton, où il vécut modestement comme métayer jusqu’à sa mort en 1877. Rosas est durablement perçu par le public argentin comme un tyran brutal ; pourtant, à partir des années 1930, un courant politique et intellectuel argentin — autoritariste, nationaliste et se sentant des affinités avec le fascisme italien et espagnol —, en particulier le pendant historiographique de ce mouvement appelé , s’évertua à réhabiliter la figure de Rosas comme défenseur de l’indépendance et de l’honneur argentins. En 1989, les restes de Rosas furent rapatriés par le gouvernement alors en place, dans une tentative de renforcer l’unité nationale et en guise de mesure d’indulgence vis-à-vis de la dictature militaire des années 1970. Rosas demeure néanmoins une figure controversée dans l’Argentine du XXIe siècle. (fr)
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  • Revista del Instituto de Investigaciones Históricas Juan Manuel de Rosas (fr)
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  • Nationalism and the Politics of History (fr)
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  • Nuevo diccionario biográfico argentino (fr)
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  • Transformations and Crisis of Liberalism in Argentina, 1930–1955 (fr)
  • De la revolución de independencia a la confederación rosista. El surgimiento de la Confederación (fr)
  • Authoritarian Argentina : The Nationalist Movement, Its History and Its Impact (fr)
  • La constitución de la nación bajo el sistema federativo (fr)
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  • Vida política de Juan Manuel de Rosas a través de su correspondencia (fr)
  • Juan Manuel de Rosas en la historia argentina : Rosas en la evolución política argentina (fr)
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  • Juan Manuel de Rosas (Buenos Aires, 1793 – Southampton, 1877), surnommé « le Restaurateur des lois », était un homme politique et militaire argentin, qui exerça comme gouverneur de la province de Buenos Aires et fut de fait l'homme fort de la Confédération argentine de 1835 à 1852. (fr)
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