L’histoire urbaine de Lyon permet de retracer les formes que prend l’occupation humaine du site au cours de l'histoire de la ville.Développée par les Romains sur la rive droite de la Saône, Lugdunum s'étend rapidement et englobe le bourg gaulois de Condate situé au pied de la Croix-Rousse. La ville s'étendant, elle déborde sur l'île de Canabae (notamment quartiers artisanaux et commerciaux) et sur la colline de Fourvière (centre administratif et religieux).

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  • L’histoire urbaine de Lyon permet de retracer les formes que prend l’occupation humaine du site au cours de l'histoire de la ville.Développée par les Romains sur la rive droite de la Saône, Lugdunum s'étend rapidement et englobe le bourg gaulois de Condate situé au pied de la Croix-Rousse. La ville s'étendant, elle déborde sur l'île de Canabae (notamment quartiers artisanaux et commerciaux) et sur la colline de Fourvière (centre administratif et religieux). Cette implantation sommitale n'est possible que dans un second temps, grâce à la maîtrise des techniques hydrauliques permettant à l'aqueduc du Gier d'apporter l'eau dans la citadelle. La fin de l'Empire romain d'Occident met un terme à cet urbanisme : Lyon se resserre jusqu'à ne plus être qu'une petite bourgade concentrée en bord de Saône, autour des églises et des cimetières. De cette concentration linéaire entre Saône et colline naît petit à petit l'urbanisme des traboules, caractéristique de Lyon.Ce sont les évêques et archevêques qui relèvent Lyon : soucieux de manifester le sentiment religieux, ils construisent et restaurent la future cathédrale, la clôturent, la dotent d'un scriptorium. Parallèlement, les abbayes se développent (Ainay, Île Barbe). La ville se développe durant la renaissance carolingienne, puis végète à nouveau. Sa situation privilégiée lui vaut de nouveau d'être sujet d'intérêt de la part des puissances du Moyen Âge central : roi de France, empereur germanique et pape. La ville se fortifie donc, autour des édifices religieux, principalement la cathédrale qui est entièrement rebâtie, mais aussi à Saint-Just ou Ainay. Des ponts commencent aussi à traverser la Saône. Le franchissement du Rhône est également tenté, mais les ponts de bois successifs sont détruits par les crues à plusieurs reprises, jusqu'à l'établissement d'un pont de pierre.L'intégration à la France est douloureuse au début ; puis la faveur royale, aux débuts de la Renaissance (foires, soie), contribue à développer la ville, donc la croissance démographique est très forte au XVIe siècle : elle se densifie d'abord sur la presqu'île et le Vieux Lyon, puis déborde, principalement en direction de la Croix-Rousse. Les projets royaux sous l'absolutisme visent à aménager de manière solennelle l'espace central de la presqu'île : avenues et places sont créées et ornementées, le sud de la presqu'île est définitivement assaini et viabilisé. La ville, qui a atteint à la veille de la Révolution une population de 150 000 habitants, est très fortement touchée par les troubles révolutionnaires, et ne se relève que lentement.C'est le second âge d'or de la soie qui est à la source de la croissance lyonnaise : la Croix-Rousse se développe et, surtout, la rive gauche du Rhône, enfin drainée, assainie et endiguée, est quadrillée de rues et d'immeubles. Le chemin de fer s'implante à Perrache puis en rive gauche. La croissance, assez spontanée aux débuts, est de plus en plus encadrée à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, avec les grandes opérations d'aménagement de la Presqu'île, les théories de la cité ouvrière de Tony Garnier, les rénovations urbaines entreprises ou envisagées dans les quartiers les plus anciens. Ces rénovations, qui se poursuivent au début de l'après-guerre, sont parfois excessives, visant à détruire un patrimoine ancien pour le remplacer par des quartiers « fonctionnels ».Une prise de conscience de la valeur patrimoniale des quartiers anciens caractérise la fin du XXe siècle, confortée par l'inscription au patrimoine mondial du Vieux Lyon et de la presqu'île. Parallèlement, l'urbanisme est repris en main par la collectivité territoriale, et principalement par la structure intercommunale qui en récupère les plus larges prérogatives, la métropole de Lyon.
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