Il ne s’agit nullement d’évoquer l’histoire de la création cinématographique en Wallonie depuis l’invention des frères Lumière jusqu’aux prix reçus au Cannes par les frères Jean-Pierre et Luc Dardenne. Dans cette histoire du cinéma wallon il s’agira plutôt de mettre en avant ce qui singularise ce cinéma ou en tout cas lui donne son style particulier qui renforce la représentation qu’un espace public, qu’une société civile se donne d’elle-même pour elle-même mais aussi pour l’autre.

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  • Il ne s’agit nullement d’évoquer l’histoire de la création cinématographique en Wallonie depuis l’invention des frères Lumière jusqu’aux prix reçus au Cannes par les frères Jean-Pierre et Luc Dardenne. Dans cette histoire du cinéma wallon il s’agira plutôt de mettre en avant ce qui singularise ce cinéma ou en tout cas lui donne son style particulier qui renforce la représentation qu’un espace public, qu’une société civile se donne d’elle-même pour elle-même mais aussi pour l’autre. Déjà en 1989, Roger Mounège avait pressenti une histoire qui ne faisait que s'esquisser et écrivait dans l'avant-propos du premier livre consacré au cinéma wallon: Notre attention a été retenue principalement par les oeuvres qui s'inspirent des réalités vécues par nos populations. Pourquoi ce parti pris? D'abord, parce que les films qui ont le mieux résisté aux temps sont issus du vécu social de la population en Wallonie. L'oeuvre que Henri Storck a produite à partir du vécu des populations des régions de Belgique est essentielle à cet égard. Il est tout aussi remarquable que ce type de films eut - et a encore - une influence importante sur les cinéastes d'aujourd'hui. Il suffit de penser à l'oeuvre de Jean-Jacques Andrien dans ses réalisations Le grand paysage d'Alexis Droeven et Mémoires; à Hiver 60 ou Pays noir pays rouge de Thierry Michel, à Manu Bonmariage, d'une façon moins directe peut-être, quand il produit un film comme J'ose et Du beurre dans les tartines, à certaines productions vidéographiques des frères Dardenne. Treize ans plus tard Jacques Polet lui fait écho:Quand on parle à son propos d'un lien étroit au réel, il ne s'agit pas seulement d'y voir un horizon référentiel, un cadre, mais bien l'articulation à une culture profonde nourrie par l'histoire de la Wallonie, principalement son histoire économique et ses mutations industrielles. De film en film se dessinent ainsi des axes qui occupent des pôles majeurs, signifiés à partir de deux lieux cinématographiquement emblématiques: le Borinage et la région liégeoise.Enfin, deux décennies après les remarques faites en 1989 par Roger Mounège, Simon Grenzman nous parle du film Eldorado de Bouli LannersCela se passe dans une Wallonie sans GSM (...) Cela se passe dans une Wallonie dont on ne voit pas les autoroutes (...) Cela se passe dans une Wallonie de la solitude et de la connerie ordinaire (...) Cela se passe dans un pays où les liens entre les gens sont fragiles. Ils peuvent se créer ou se recréer et puis parfois se rompre, sans que cela soit tout à fait désespérant (...) Eldorado (...) nous parle vraiment de chez nous et (notamment) des rapports qui se font et se défont entre les êtres humains et les paysages. Entre les hommes, comme entre les hommes et les paysages (...) Eldorado a presque valeur de mise en garde; tourner un vrai road-movie sans prendre une seule fois l'autoroute, cela deviendra bientôt impossible si nos primates de l'Aménagement du territoire continue à massacrer nos paysages (...) Eldorado a été un succès à Cannes comme en Belgique (...) Bouli Lanners à la différence des frères Jean-Pierre et Luc Dardenne, ne tire pas son succès de l'esthétisation apolitique et anhistorique du déclin industriel, survenu comme une sorte de catastrophe naturelle. Ses personnages ne sont pas en attente d'une rédemption quasiment religieuse qui absout fort opportunément les autorités subsidiantes de toute responsabilité dans la déglingue collective. Eldorado (...) nous racontent, ici et maintenant, de vraies histoires de solidarité et d'indécision, d'échec, de fragilité et de rêve de vie meilleure, bientôt, après les ravages.
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  • Histoire du cinéma wallon
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