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  • L'histoire de la production d'hydrogène débute vraiment avec les expériences de Cavendish en 1766.L'alchimiste Paracelse, qui vivait au XVIe siècle, a entrevu le gaz ; un siècle plus tard, Robert Boyle parvint à le recueillir, mais ne le distingua pas de l’air ordinaire. En 1603, Théodore de Mayerne l’enflamma, et John Mayow (en), vers la fin du XVIIe siècle, le distingua de l’air. Enfin, au commencement du XVIIIe siècle, Nicolas Lémery en constata aussi l’inflammabilité.Ce n’est qu’en 1766 que ce gaz fut étudié par Cavendish. En 1783, Antoine Lavoisier découvre que l’« air inflammable » de Cavendish, qu’il baptise hydrogène (du grec « formeur d’eau »), réagit avec l’oxygène pour former de l’eau.La découverte de l’« air inflammable » comme on l’appelait est donc ancienne. Théodore de Mayerne et Paracelse l’obtenaient par réaction entre l’« huile de vitriol » (de l’acide sulfurique) diluée et versée sur du fer ou du zinc. En 1870, le gaz produit pour les besoins des ballons à gaz n’utilise pas d’autre moyen. Au XXIe siècle, le gros du dihydrogène requis est produit à partir du méthane présent dans le gaz naturel, par catalyse hétérogène.
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  • 1963 (xsd:integer)
  • 2004 (xsd:integer)
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  • Thomas Kuhn
  • Robert E. Schofield
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  • Effet
  • Pour que le gaz hydrogène et le gaz oxygène arrivent bien secs par les tuyaux respectifs qui doivent les amener au ballon A, & qu’ils soient dépouillés d’eau autant qu’ils le peuvent être, on les fait passer à travers des tubes MM, NN d’un pouce environ de diamètre qu’on remplit d’un sel très-déliquescent, c’est-à-dire, qui attire l’humidité de l’air avec beaucoup d’avidité, tels que l’acétite de potasse, le muriate ou le nitrate de chaux. Voyez quelle est la composition de ces sels dans la seconde partie de cet Ouvrage. Ces sels doivent être en poudre grossière afin qu’ils ne puissent pas faire masse, & que le gaz passe facilement à travers les interstices que laissent les morceaux.
  • On prépare avec le même soin le double de gaz hydrogène. Le procédé le plus sûr pour l’obtenir exempt de mélange, consiste à le tirer de la décomposition de l’eau par du fer bien ductile et bien pur.
  • Lorsque ces deux gaz sont ainsi préparés, on adapte la pompe pneumatique au tuyau Hh, & on fait le vide dans le grand ballon A : on y introduit ensuite l’un ou l’autre des deux gaz, mais de préférence le gaz oxygène par le tuyau gg, puis on oblige par un certain degré de pression le gaz hydrogène à entrer dans le même ballon par le tuyau dDd′, dont l’extrémité d’'' se termine en pointe. Enfin on allume ce gaz à l’aide d’une étincelle électrique. En fournissant ainsi de chacun des deux airs, on parvient à continuer très-long-temps la combustion. J’ai donné ailleurs la description des appareils que j’ai employés pour cette expérience, & j’ai expliqué comment on parvient à mesurer les quantités de gaz consommées avec une rigoureuse exactitude. Voyez la troisième partie de cet Ouvrage.
  • On dispose tout l’appareil comme dans l’expérience précédente, avec cette différence seulement, qu’au lieu des ' de charbon, on met dans le tube EF, ' de petites lames de fer très-doux roulées en spirales. On fait rougir le tube comme dans les expériences précédentes ; on allume du feu sous la cornue A, et on entretient l’eau qu’elle contient toujours bouillante, jusqu’à ce qu’elle soit entièrement évaporée, qu’elle ait passé en totalité dans le tube EF, et qu’elle se soit condensée dans le flacon H.
  • On dispose tout comme dans l’expérience précédente, avec cette différence seulement qu’on introduit dans le tube EF vingt-huit grains de charbon concassé en morceaux de médiocre grosseur, et qui préalablement a été long-temps exposé à une chaleur incandescente dans des vaisseaux fermés. On fait, comme dans l’expérience précédente, bouillir l’eau de la cornue A jusqu’à évaporation totale.
  • Effet :
  • Lorsque tout a été ainsi disposé, on allume du feu dans le fourneau EFCD, et on l’entretient de manière à faire rougir le tube de verre EF, sans le fondre ; en même temps on allume assez de feu dans le fourneau VVXX, pour entretenir toujours bouillante l’eau de la cornue A.
  • On prend un tube de verre EF, qu’on fait passer à travers un fourneau, en lui donnant une légère inclinaison de E en F. À l’extrémité supérieure E de ce tube, on ajuste une cornue de verre A, qui contient une quantité d’eau distillée bien connue, et à son extrémité F, un serpentin SS′ qui s’adapte en S′ au goulot d’un flacon H à deux tubulures ; enfin à l’une des deux tubulures du flacon s’adapte un tube de verre recourbé KK, destiné à conduire les fluides aériformes ou gaz dans un appareil propre à en déterminer la qualité et la quantité
  • L’eau de la cornue A se distille dans cette expérience comme dans la précédente ; elle se condense dans le serpentin, et coule goutte à goutte dans le flacon H ; mais en même temps il se dégage une quantité considérable de gaz, qui s’échappe par le tuyau KK, et qu’on recueille dans un appareil convenable. L’opération finie, on ne retrouve plus dans le tube EF que quelques atomes de cendre ; les vingt-huit grains de charbon ont totalement disparu. Les gaz qui se sont dégagés examinés avec soin, se trouvent peser ensemble ' ; ils sont de deux espaces, savoir cubiques de gaz acide carbonique, pesant ', et cubiques d’un gaz extrêmement léger, pesant ', et qui s’allume par l’approche d’un corps enflammé lorsqu’il a le contact de l’air. Si on vérifie ensuite le poids de l’eau passée dans le flacon, on la trouve diminuée de '. Ainsi dans cette expérience, ' d’eau, plus ' de charbon ont formé ' d’acide carbonique, plus ' d’un gaz particulier susceptible de s’enflammer. Mais j’ai fait voir plus haut, que pour former ' de gaz acide carbonique, il fallait unir ' d’oxygène à ' de charbon ; donc les ' de charbon placés dans le tube de verre ont enlevé à l’eau ' d’oxygène ; donc ' d’eau sont composés de ' d’oxygène et de ' d’un gaz susceptible de s’enflammer. On verra bientôt qu’on ne peut pas supposer que ce gaz ait été dégagé du charbon, et qu’il est conséquemment un produit de l’eau.
  • Il ne se dégage point de gaz acide carbonique dans cette expérience, mais seulement un gaz inflammable plus léger que l’air de l’atmosphère : le poids total qu’on en obtient est de ', et son volume est d’environ cubiques. Si on compare la quantité d’eau primitivement employée avec celle restante dans le flacon H, on trouve un déficit de '. D’un autre côté, les ' de fer renfermés dans le tube EF se trouvent peser ' de plus que lorsqu’on les y a introduits ; et leur volume se trouve considérablement augmenté ; ce fer n’est presque plus attirable à l’aimant, il se dissout sans effervescence dans les acides ; en un mot, il est dans l’état d’oxyde noir, précisément comme celui qui a été brûlé dans le gaz oxygène.
  • On doit s’être prémuni d’avance d’une provision suffisante de gaz oxygène bien pur ; & pour s’assurer qu’il ne contient point d’acide carbonique, on doit le laisser long-temps en contact avec de la potasse dissoute dans de l’eau, & qu’on a dépouillée de son acide carbonique par de la chaux : on donnera plus bas quelques détails sur les moyens d’obtenir cet alcali.
  • À mesure que l’eau de la cornue A se vaporise par l’ébullition, elle remplit l’intérieur du tube EF, et elle en chasse l’air commun qui s’évacue par le tube KK ; le gaz aqueux est ensuite condensé par le refroidissement dans le serpentin SS′, et il tombe de l’eau goutte à goutte dans le flacon tubulé H.
  • À mesure que la combustion s’opère, il se dépose de l’eau sur les parois intérieures du ballon ou matras : la quantité de cette eau augmente peu à peu ; elle se réunit en grosses gouttes qui coulent & se rassemblent dans le fond du vase. En pesant le matras avant et après l’opération, il est facile de connaître la quantité d’eau qui s’est ainsi rassemblée. On a donc dans cette expérience une double vérification ; d’une part le poids des gaz employés, de l’autre celui de l’eau formée ; & ces deux quantités doivent être égales. C’est par une expérience de ce genre que nous avons reconnu, & moi, qu’il fallait en poids d’oxygène, & également en poids d’hydrogène, pour composer d’eau. Cette expérience qui n’a point encore été publiée, a été faite en présence d’une Commission nombreuse de l’Académie ; nous y avons apporté les attentions les plus scrupuleuses, & nous avons lieu de la croire exacte à un deux-centième près tout au plus.
  • En continuant cette opération jusqu’à ce que toute l’eau de la cornue A soit évaporée, on retrouve dans le flacon H une quantité d’eau rigoureusement égale à celle qui était dans la cornue A, sans qu’il y ait eu dégagement d’aucun gaz ; en sorte que cette opération se réduit à une simple distillation ordinaire, dont le résultat est absolument le même que si l’eau n’eût point été portée à l’état incandescent, en traversant le tube intermédiaire EF.
  • On prend un ballon A de cristal, à large ouverture, et dont la capacité soit de environ ; on y mastique une platine de cuivre BC percée de quatre trous auxquels aboutissent quatre tuyaux. Le premier Hh est destiné à s’adapter, par son extrémité h à une pompe pneumatique par le moyen de laquelle on peut faire le vide dans le ballon. Un second tuyau gg communique par son extrémité MM avec un réservoir de gaz oxygène, et est destiné à l’amener dans le ballon. Un troisième dDd’ communiqua, par son extrémité dNN avec un réservoir de gaz hydrogène : l’extrémité d’ de ce tuyau se termine par une ouverture très-petite & à travers laquelle une très-fine aiguille peut à peine passer. C’est par cette petite ouverture que doit sortir le gaz hydrogène contenu dans le réservoir ; et pour qu’il y ait une vitesse suffisante, on doit lui faire éprouver une pression de un ou deux pouces d’eau. Enfin, la platine BC est percée d’un quatrième trou, lequel est garni d’un tube de verre mastiqué, à travers lequel passe un fil de métal GL, à l’extrémité L duquel est adaptée une petite boule, afin de pouvoir tirer une étincelle électrique de L en d’ pour allumer, comme on le verra bientôt, le gaz hydrogène. Le fil de métal GL est mobile dans le tube de verre afin de pouvoir éloigner la boule L de l’extrémité d′ de l’ajustoir Dd′. Les trois tuyaux dDd′, gg, Hh sont chacun garnis de leur robinet.
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  • University Park
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  • — Oui, mais l’eau décomposée en ses éléments constitutifs, répondit Cyrus Smith, et décomposée, sans doute, par l’électricité, qui sera devenue alors une force puissante et maniable, car toutes les grandes découvertes, par une loi inexplicable, semblent concorder et se compléter au même moment. Oui, mes amis, je crois que l’eau sera un jour employée comme combustible, que l’hydrogène et l’oxygène, qui la constituent, utilisés isolément ou simultanément, fourniront une source de chaleur et de lumière inépuisables et d’une intensité que la houille ne saurait avoir. Un jour, les soutes des steamers et les tenders des locomotives, au lieu de charbon, seront chargés de ces deux gaz comprimés, qui brûleront dans les foyers avec une énorme puissance calorifique. Ainsi donc, rien à craindre. Tant que cette terre sera habitée, elle fournira aux besoins de ses habitants, et ils ne manqueront jamais ni de lumière ni de chaleur, pas plus qu’ils ne manqueront des productions des règnes végétal, minéral ou animal. Je crois donc que lorsque les gisements de houille seront épuisés, on chauffera et on se chauffera avec de l’eau. L’eau est le charbon de l’avenir.
  • — Et qu’est-ce qu’on brûlera à la place du charbon?
  • — L’eau, s’écria Pencroff, l’eau pour chauffer les bateaux à vapeur et les locomotives, l’eau pour chauffer l’eau !
  • — Je voudrais voir cela, dit le marin.
  • — L’eau, répondit Cyrus Smith.
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  • Aluminium amalgam
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  • Flammarion
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  • L'histoire de la production d'hydrogène débute vraiment avec les expériences de Cavendish en 1766.L'alchimiste Paracelse, qui vivait au XVIe siècle, a entrevu le gaz ; un siècle plus tard, Robert Boyle parvint à le recueillir, mais ne le distingua pas de l’air ordinaire. En 1603, Théodore de Mayerne l’enflamma, et John Mayow (en), vers la fin du XVIIe siècle, le distingua de l’air.
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  • Histoire de la production d'hydrogène
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