Chez les animaux, le comportement de reproduction correspond à l'ensemble des séquences motrices qui sont exécutées pour mettre en contact les gamètes du mâle avec celles de la femelle, ce qui permet la fécondation et la reproduction de l'espèce.Le comportement de reproduction est contrôlé par le système nerveux. Plus le système nerveux est simple, plus le comportement est simple et stéréotypé (insectes, annélidess …).

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  • Chez les animaux, le comportement de reproduction correspond à l'ensemble des séquences motrices qui sont exécutées pour mettre en contact les gamètes du mâle avec celles de la femelle, ce qui permet la fécondation et la reproduction de l'espèce.Le comportement de reproduction est contrôlé par le système nerveux. Plus le système nerveux est simple, plus le comportement est simple et stéréotypé (insectes, annélidess …). Au contraire, plus le système nerveux est complexe, plus le comportement est élaboré (mammifères, et surtout les hominidés).Chez la plupart des animaux, le comportement sexuel correspond à un comportement de reproduction : grâce à la coordination des hormones, des phéromones et des réflexes sexuels, la fécondation est le but fonctionnel de ce comportement. Chez les mammifères ayant un cerveau très développé (Homo sapiens, chimpanzés, bonobos, orangs-outans, dauphins), la structure cérébrale a évolué et la dynamique fonctionnelle du comportement a été modifiée : le comportement de reproduction devient un comportement érotique.Les études scientifiques récentes montrent que l'organisation neuroanatomique générale des mammifères non-primates (rongeurs, canidés, félidés, bovidés, équidés…) est spécifiquement conçue pour la copulation hétérosexuelle. En simplifiant, il existe trois grands circuits neurobiologiques : 1) les circuits olfactifs (flèches rouges, schéma ci-dessous), à l'origine de l'excitation sexuelle et de l'orientation sexuelle ; 2) les circuits des réflexes sexuels (lordose, érection, éjaculation… flèches oranges), qui permettent la copulation ; et 3) les circuits des récompenses sexuelles (système de récompense associé au pénis/clitoris – flèches bleues), qui sont impliqués dans les apprentissages sexuels (en particulier de la motivation sexuelle). En simplifiant, on peut schématiser les principales phases du comportement de reproduction. 1) Les odeurs et surtout les phéromones permettent d'échanger des signaux sexuels entre les éventuels partenaires. 2) Les circuits olfactifs (flèches rouges) permettent en particulier de reconnaître le partenaire du sexe opposé, et de déclencher l'excitation sexuelle,, ce qui induit la lubrification vaginale, l'érection et la copulation. 3) Lorsque le mâle monte la femelle, les stimuli tactiles du mâle sur la croupe de la femelle déclenchent le réflexe de lordose,. 4) Les circuits de la lordose (flèches oranges) provoquent la courbure du dos, ce qui permet de bien présenter le vagin au mâle,. 5) La présentation du vagin facilite le contact tactile du pénis avec la région génitale, ce qui déclenche les mouvements réflexes du bassin du mâle (poussées pelviennes). Après l'intromission, les mouvements du pénis dans le vagin déclenchent le réflexe d'éjaculation,. 6) Les stimulations tactiles du clitoris (et du pénis pour le mâle) durant la copulation remontent jusqu'au cerveau (flèches bleues). 7) L'activation du système de récompense induit des apprentissages qui optimisent la copulation, en particulier le développement de la motivation sexuelle. De plus, des signaux olfactifs, auditifs et visuels perçus au cours de la copulation peuvent devenir par conditionnement des signaux sexuels, ce qui optimise les signaux phéromonaux innés. Il existe ainsi, dans l'organisation neurobiologique innée de l'organisme, un véritable comportement de reproduction hétérosexuel chez les mammifères non-primates,.Cet article décrit en détail l'organisation et le contrôle neurobiologique du comportement de reproduction chez les mammifères non-primates. Même s'il existe des circuits innés spécialisés qui provoquent la copulation à la saison de reproduction, toutes les étapes du comportement de la reproduction ne sont pas innées. Quelques apprentissages sont nécessaires, comme la reconnaissance du partenaire de la même espèce et la monte de la femelle par le mâle. C'est l'existence d'une organisation instinctuelle incomplète, nécessitant des apprentissages complémentaires, qui est parfois à l'origine de comportements sexuels non reproducteurs. À titre d'exemple, les processus aboutissants à la copulation entre des espèces différentes sont décrits, afin d'expliquer les raisons « biologiquement normales » qui produisent dans des circonstances particulières des comportements qui peuvent être considérés comme « anormaux » ou « pathologiques ».
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  • Chez les animaux, le comportement de reproduction correspond à l'ensemble des séquences motrices qui sont exécutées pour mettre en contact les gamètes du mâle avec celles de la femelle, ce qui permet la fécondation et la reproduction de l'espèce.Le comportement de reproduction est contrôlé par le système nerveux. Plus le système nerveux est simple, plus le comportement est simple et stéréotypé (insectes, annélidess …).
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