Chez les hominidés (être humain, chimpanzé, bonobo, orang outan, gorille) et le dauphin, le comportement sexuel n'est plus un comportement de reproduction, mais évolue vers un comportement érotique. Au cours de l'évolution et de la corticalisation du cerveau, le contrôle neurobiologique du comportement sexuel a été modifié (voir le tableau de synthèse ci-dessous). Les réflexes sexuels, tel le réflexe moteur de la lordose, deviennent secondaires.

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  • Chez les hominidés (être humain, chimpanzé, bonobo, orang outan, gorille) et le dauphin, le comportement sexuel n'est plus un comportement de reproduction, mais évolue vers un comportement érotique. Au cours de l'évolution et de la corticalisation du cerveau, le contrôle neurobiologique du comportement sexuel a été modifié (voir le tableau de synthèse ci-dessous). Les réflexes sexuels, tel le réflexe moteur de la lordose, deviennent secondaires. En particulier, la lordose, qui est un réflexe moteur complexe et indispensable à la réalisation de la copulation des mammifères non-primates (rongeurs, canidés, bovidés…), n'est apparemment plus fonctionnelle chez la femme. Les stimuli sexuels ne déclenchent plus chez la femme ni l'immobilisation ni la position réflexe de lordose. Au niveau des systèmes olfactifs, l'organe voméronasal est altéré chez les hominidés et 90 % des gènes des récepteurs aux phéromones deviennent des pseudogènes chez l'être humain,,. Concernant le contrôle hormonal, les activités sexuelles sont progressivement dissociées des cycles hormonaux. L'être humain peut avoir des activités sexuelles n'importe quant au cours de l'année et des cycles hormonaux,. Au contraire, l'importance des récompenses / renforcements et de la cognition est devenue majeure. En particulier chez l'être humain, l'important développement du néocortex permet l'émergence de la culture, qui exerce une influence majeure sur les comportements. Pour toutes ces raisons, la dynamique du comportement sexuel a été modifiée.En simplifiant, il existe chez les mammifères trois grands circuits neurobiologiques qui contrôlent le comportement de reproduction : 1) les circuits olfactifs (flèches rouges, schéma ci-dessous), à l'origine de l'excitation sexuelle, et de l'orientation sexuelle, ; 2) les circuits des réflexes sexuels (lordose, érection, éjaculation… flèches oranges), qui permettent la copulation ; et 3) les circuits des récompenses sexuelles (système de récompense associé au pénis/clitoris – flèches bleues), qui sont impliqués dans les apprentissages sexuels (en particulier de la motivation sexuelle). L'activité de ces circuits est contrôlé par les hormones. Mais, en raison des réflexes sexuels comme la lordose qui ne sont plus fonctionnels et de l'altération des gènes liés à l'olfaction, les circuits innés moteurs (flèches oranges) et olfactifs (flèches rouges) deviennent secondaires. Chez l'être humain, c'est surtout le circuit du système de récompense relié aux zones érogènes (clitoris et pénis - flèches bleues) qui devient le plus important. Ainsi, chez l'être humain, l'analyse des circuits neurobiologiques encore fonctionnels montre que le but du comportement sexuel n'est plus la copulation, mais la recherche des récompenses / renforcements érotiques. Ce plaisir intense est procuré par la stimulation du corps et des zones érogènes, et en particulier par la stimulation du pénis, du clitoris et du vagin. Ce comportement, où les récompenses / renforcements érotiques sont le but neurobiologique, devient un comportement érotique,. La reproduction, chez l'être humain, devient une conséquence indirecte de la recherche des récompenses érotiques,.Mais cette recherche des récompenses érotiques est modulée par plusieurs types de facteurs (voir le schéma de synthèse ci-dessous).Les hormones et les phéromones ont encore des effets résiduels,,, et les émotions (comme la peur ou le dégoût) exercent une influence importante sur la dynamique érotique. Mais c'est surtout l'influence de la cognition et de la culture qui est prépondérante. On observe que la recherche des récompenses érotiques se réalise de manières très différentes en fonction des représentations cognitives, des croyances, et des contextes culturels,,,.La question de la nature de la sexualité humaine est ancienne. L'opposition, entre le modèle instinctuel et hormonal du « comportement de reproduction » et le modèle hédonique et culturel du « comportement érotique » appris et réalisé pour obtenir du plaisir, a suscité de nombreuses controverses. Mais ce n'est qu'aux alentours des années 2000 que des recherches en éthologie, en ethnologie et en neurosciences ont apporté des données précises permettant d'étayer les deux modèles. La sexualité des hominidés (qui représentent moins de 0,1 % des espèces de mammifères) et surtout celle des êtres humains, apparaît bien distincte de celle des autres animaux.
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  • Chez les hominidés (être humain, chimpanzé, bonobo, orang outan, gorille) et le dauphin, le comportement sexuel n'est plus un comportement de reproduction, mais évolue vers un comportement érotique. Au cours de l'évolution et de la corticalisation du cerveau, le contrôle neurobiologique du comportement sexuel a été modifié (voir le tableau de synthèse ci-dessous). Les réflexes sexuels, tel le réflexe moteur de la lordose, deviennent secondaires.
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  • Comportement érotique
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