Alessandro Zorzi, en latin Georgius, jésuite italien, né à Venise, le 11 septembre 1747. Il professait, en 1772, la théologie au . Après la suppression de l'institut, il continua de donner des leçons aux jeunes ecclésiastiques qui ne voulurent pas abandonner leur maître et se rendit ensuite à Ferrare, sur l'invitation de Crisp. Bevilacqua, pour présider à l'éducation de ses neveux. Dans les loisirs que lui laissait cette place, il cultiva les lettres et la philosophie avec beaucoup de zèle et acquit la connaissance des principales langues modernes. Il avait formé le projet d'une encyclopédie italienne, purgée de toutes les erreurs qu'on reproche à celle de Diderot ; il en faisait imprimer le spécimen, lorsqu'il mourut à Ferrare, le 14 juillet 1779, âgé de 31 ans.

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  • Alessandro Zorzi, en latin Georgius, jésuite italien, né à Venise, le 11 septembre 1747. Il professait, en 1772, la théologie au . Après la suppression de l'institut, il continua de donner des leçons aux jeunes ecclésiastiques qui ne voulurent pas abandonner leur maître et se rendit ensuite à Ferrare, sur l'invitation de Crisp. Bevilacqua, pour présider à l'éducation de ses neveux. Dans les loisirs que lui laissait cette place, il cultiva les lettres et la philosophie avec beaucoup de zèle et acquit la connaissance des principales langues modernes. Il avait formé le projet d'une encyclopédie italienne, purgée de toutes les erreurs qu'on reproche à celle de Diderot ; il en faisait imprimer le spécimen, lorsqu'il mourut à Ferrare, le 14 juillet 1779, âgé de 31 ans. On a de lui : 1. * Del modo d'insegnare à fanciulli le due lingue italiana e latina, Ferrare, 1775, in-8° ; 2. * Prospetto di una nuova enciclopedia italiana, ibid., 1775, in-8° ; 3. * une traduction en vers italiens des distiques de Marc-Antoine Muret : Conseils d'un père à son fils. Elle est anonyme et se trouve dans les Erudimenti della lingua toscana de , 1778, in-8° ; 4. * Lettere tre intorno a ciò che ha scritto Mart. Serlock : prima dello stato della poesia italiana ; seconda dell'Ariosto ; terza del Shakespeare, Ferrare, 1779, in-8°. Il y combat avec avantage les paradoxes de Thomas Sherlock, si partial pour ses compatriotes qu'il ose bien refuser à l'Arioste le titre de grand poète, dont à son avis Shakespeare est seul digne. 5. * Prodromo della nuova enciclopedia italiana, Sienne, 1779, in-8°. Cet essai contient les articles sur la liberté, le péché originel et la Grâce. De l'avis des critiques italiens, Zorzi s'y montre également profond métaphysicien et savant théologien. Une notice sur l'auteur, suivie de son épitaphe en latin, par Lorenzo Barotti, son confrère, termine ce volume. Le chevalier , l'ami le plus intime de Zorzi, a publié : Commentarius de vita Alexandri Georgii, etc., Sienne, 1779, in-8°. Cette vie précède la correspondance latine des deux amis. Le style des lettres de Zorzi prouve que l'étude des langues modernes lui avait fait négliger celle du latin. (voir : (en), Supplément. Biblioth. Soc. Jesu, p. 306.) (fr)
  • Alessandro Zorzi, en latin Georgius, jésuite italien, né à Venise, le 11 septembre 1747. Il professait, en 1772, la théologie au . Après la suppression de l'institut, il continua de donner des leçons aux jeunes ecclésiastiques qui ne voulurent pas abandonner leur maître et se rendit ensuite à Ferrare, sur l'invitation de Crisp. Bevilacqua, pour présider à l'éducation de ses neveux. Dans les loisirs que lui laissait cette place, il cultiva les lettres et la philosophie avec beaucoup de zèle et acquit la connaissance des principales langues modernes. Il avait formé le projet d'une encyclopédie italienne, purgée de toutes les erreurs qu'on reproche à celle de Diderot ; il en faisait imprimer le spécimen, lorsqu'il mourut à Ferrare, le 14 juillet 1779, âgé de 31 ans. On a de lui : 1. * Del modo d'insegnare à fanciulli le due lingue italiana e latina, Ferrare, 1775, in-8° ; 2. * Prospetto di una nuova enciclopedia italiana, ibid., 1775, in-8° ; 3. * une traduction en vers italiens des distiques de Marc-Antoine Muret : Conseils d'un père à son fils. Elle est anonyme et se trouve dans les Erudimenti della lingua toscana de , 1778, in-8° ; 4. * Lettere tre intorno a ciò che ha scritto Mart. Serlock : prima dello stato della poesia italiana ; seconda dell'Ariosto ; terza del Shakespeare, Ferrare, 1779, in-8°. Il y combat avec avantage les paradoxes de Thomas Sherlock, si partial pour ses compatriotes qu'il ose bien refuser à l'Arioste le titre de grand poète, dont à son avis Shakespeare est seul digne. 5. * Prodromo della nuova enciclopedia italiana, Sienne, 1779, in-8°. Cet essai contient les articles sur la liberté, le péché originel et la Grâce. De l'avis des critiques italiens, Zorzi s'y montre également profond métaphysicien et savant théologien. Une notice sur l'auteur, suivie de son épitaphe en latin, par Lorenzo Barotti, son confrère, termine ce volume. Le chevalier , l'ami le plus intime de Zorzi, a publié : Commentarius de vita Alexandri Georgii, etc., Sienne, 1779, in-8°. Cette vie précède la correspondance latine des deux amis. Le style des lettres de Zorzi prouve que l'étude des langues modernes lui avait fait négliger celle du latin. (voir : (en), Supplément. Biblioth. Soc. Jesu, p. 306.) (fr)
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  • Alessandro Zorzi, en latin Georgius, jésuite italien, né à Venise, le 11 septembre 1747. Il professait, en 1772, la théologie au . Après la suppression de l'institut, il continua de donner des leçons aux jeunes ecclésiastiques qui ne voulurent pas abandonner leur maître et se rendit ensuite à Ferrare, sur l'invitation de Crisp. Bevilacqua, pour présider à l'éducation de ses neveux. Dans les loisirs que lui laissait cette place, il cultiva les lettres et la philosophie avec beaucoup de zèle et acquit la connaissance des principales langues modernes. Il avait formé le projet d'une encyclopédie italienne, purgée de toutes les erreurs qu'on reproche à celle de Diderot ; il en faisait imprimer le spécimen, lorsqu'il mourut à Ferrare, le 14 juillet 1779, âgé de 31 ans. (fr)
  • Alessandro Zorzi, en latin Georgius, jésuite italien, né à Venise, le 11 septembre 1747. Il professait, en 1772, la théologie au . Après la suppression de l'institut, il continua de donner des leçons aux jeunes ecclésiastiques qui ne voulurent pas abandonner leur maître et se rendit ensuite à Ferrare, sur l'invitation de Crisp. Bevilacqua, pour présider à l'éducation de ses neveux. Dans les loisirs que lui laissait cette place, il cultiva les lettres et la philosophie avec beaucoup de zèle et acquit la connaissance des principales langues modernes. Il avait formé le projet d'une encyclopédie italienne, purgée de toutes les erreurs qu'on reproche à celle de Diderot ; il en faisait imprimer le spécimen, lorsqu'il mourut à Ferrare, le 14 juillet 1779, âgé de 31 ans. (fr)
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