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  • L'abbaye Notre-Dame d'Évron est une ancienne abbaye bénédictine fondée à Évron, dans le département de la Mayenne en France.
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  • Cet acte est une notice incorrecte. Il contient comme la charte de 989 des faits qui s'enchevêtrent. Celui de 989 fait mention de la restauration matérielle de l'abbaye et de la restitution de ses domaines, et même de la remise de l'acte aux premiers moines, toutes choses antérieures à l'accord des deux monastères. Cet accord est rappelé lui-même à la fin de l'acte de 989. La pièce qu'on donne comme rédigé en 985 par laquelle l'abbaye de Saint-Père s'engageait, en vertu de pourparlers poursuivis sous deux de ses abbés, Guibert et Gisbert, à fournir un supérieur et des moines pour organiser le monastère d'Évron sous la règle de saint Benoît, ne doit donc être classée que la seconde. Celle qui contient les conventions n'est pas sans présenter aussi des marques de fausseté. C'en est une que la clause de sujétion de Notre-Dame d'Évron envers Saint-Père de Chartres qui semble avoir été dotée bien moins richement, conditions qui n'ont jamais été réalisées, et qui ne sont pas mentionnées dans le dernier paragraphe de l'acte signé en 989. Il en est de même de l'affectation des diminutifs par lesquels on désigne l'abbaye d'Évron : oratiunculum, monasteriolum, coenobiolum, termes méprisants que rien ne justifie. L'obligation de ne pas élire d'abbé, mais d'en recevoir un de l'abbé de Saint-Père, n'est dans la charte de 989 qu'un simple engagement gracieux des religieux d'Évron de ne pas chercher ailleurs qu'à Saint-Père de Chartres un abbé, dans le cas où ils n'auraient pas chez eux de sujet éligible. Si ces divergences ne sont pas des signes évidents de fausseté pour la charte de 985, les signatures m'en semblent contenir une preuve certaine. Elles sont toutes à sept ans de distance, les mêmes que celles de la charte de dotation de Saint-Père de Chartres. Or la fondation d'Évron est le fait d'un simple fidèle du comte de Blois, celle de Saint-Père est de la comtesse Liutgarde de Vermandois, veuve de Thibault le Tricheur. Il n'y a pour différencier les deux listes que la suppression dans celle d'Évron de deux noms trop notables pour ne pas attirer l'attention et l'admission de deux autres personnages. Mais tous les nobles d'un rang inférieur, soit treize, sont les mêmes de part et d'autre, sauf Vidgerius et Erembertus de la liste Chartraine, qui sont supprimés pour faire place à Robert, le restaurateur supposé, dont le nom est accompagné de la mention : qui hanc conscriptionem fieri jussit. LISTE CHARTRAINE Odo, comes ; Hugo, sanctae Bituricensis ecclesiae archiepiscopus ; Odo, Carnotensis presul ; Letgardis, comitissa qui largita est ; Emma, comitissa Pictavae urbis ; Landricus ; Hilgaudus ; Suggerius ; Rotrocus ; Arduinus ; Fulcherius ; Teudo ; Widgerius ; Erembertus ; Hugo de Aloia ; Gelduinus ; Avesgaudus ; Isaac. LISTE ÉVRONNAISE S. Hugonis ducis ; Odonis, comitis ; Hugonis, sanctae Bituricensis ecclesiae archipresulis ; Lotgardis, comitissae ; Bertae, comitissae ; Gaufridi, vicecomitis ; Hugonis de Villa Aloya ; Huberti ; Avesgaudi ; Fulcherii ; Landrici ; Hilgaudi ; Roberti, qui hanc conscriptionem fieri jussit ; Suggerii ; Rotroci ; Harduini ; Teudonis ; Gilduini ; Isaac. Ce qui rend le rapprochement plus frappant, c'est que trois des témoins ne figurent au Cartulaire que dans ces deux chartes. Les signatures du second acte sont empruntées au premier. Elles sont fausses et l'acte qu'elles devraient confirmer ne mérite aucune confiance. La remarque faite par M. Lot, pour prouver l'insignifiance du gouvernement d'Hugues Capet, qu'on n'a jamais fabriqué de diplôme faux sous son nom, n'est donc pas justifiée pour le Maine, où les deux diplômes que nous possédons de l'abbaye d'Évron sont au moins remaniés. Comment s'est faite la falsification ? La charte de 985 se trouve dans le livre le plus ancien du Cartulaire de Saint-Père, compilé en 1073 par un moine nommé Paul. Tout ancien qu'est ce cartulaire, il est donc de cent ans postérieur à la rédaction primitive. Il faut en conclure que le faux est antérieur à cette date, à moins que la pièce en question n'y ait été insérée après coup, ce qui n'est pas impossible, car elle est la dernière du chapitre. Mais la falsification peut plus naturellement s'être faite dans les cent ans qui séparent la rédaction primitive et sa transcription. Le moine Paul, au lieu d'un original sincère, n'a peut-être enregistré qu'une pièce remaniée. La substitution d'un nom à un autre, Robert à Raoul, n'est pas par elle-même nécessairement frauduleuse. Elle peut venir d'une interprétation du rédacteur, qui aurait remplacé le second, absolument inconnu dans son Cartulaire, par le premier désignant un personnage cité dix fois en la compagnie du comte Eude ; ou même par le fait que le nom ne figurait dans le texte que par son initiale, qui prêtait à la confusion. Mais l'intention frauduleuse se démasque nettement dans l'usurpation au nom de l'abbaye de Saint-Père d'une prééminence sur celle de Notre-Dame d'Évron, démentie par un autre document. La pièce contient des invraisemblances qui sont démenties par un document qui permet de la contrôler. Elle donne à l'abbaye de Saint-Père droit de nommer à l'avenir les abbés d'Évron, assujettit ces derniers à une soumission et subordination constante, ce qui ne s'est jamais vu, ce qui n'a laissé aucune trace dans l'histoire d'Évron, et ce qui est contredit par le second document qui parle seulement du droit pour l'abbaye chartraine de fournir à l'abbaye d'Évron un supérieur si elle n'en avait pas de capable parmi ses membres. En troisième lieu, les signatures de l'acte sont fausses. Ce premier document est donc entaché de fausseté. C'est l'introduction de ce nom, Robert, vicomte de Blois, dans la charte au lieu de Raoul, vicomte du Mans, qui a permis le démarquage de celle de 989 et toutes les fraudes subséquentes.
  • La charte de restitution des biens de l'abbaye d'Évron existe en trois copies, prises sur deux exemplaires du chartrier que nous n'avons plus, mais qu'à certains indices on peut croire avoir été remaniés au . Le premier transcripteur fut Dom Ignace Chevalier, moine de l'abbaye, qui constitua en 1668 un Cartulaire de N.-D. d'Évron ; le second fut le copiste de Louis Gaignières, qui fit sous une autre forme le même travail quelques années plus tard ; et le troisième est Dom Housseau, dont la copie est incomplète. Les variantes de ces trois copies sont, sauf une seule, sans importance. La charte de 989, indiquée dans les Annales Bénédictines, a été imprimée par François-Augustin Gérault et par Thomas Cauvin, avec quelques lacunes dans les pièces annexes de la charte. Les deux auteurs ne font aucune observation sur le document. M. Lex, dans son Étude sur Eude Ier, comte de Blois, le déclare carrément invraisemblable et faux, se fondant sur ce fait que, parmi les signataires, se trouve un nommé Robert, qu'on donne comme le premier des fils d'Eudes de Blois, comte de Blois, et qui n'est connu dans aucun document authentique. La démonstration de M. Lex, comme il le dit, est appuyée sur la critique de des deux actes de 985 et 989, faite par Arthur Giry à l'École pratique des hautes études . M. Lot, dans son Histoire de Hugue Capet, cite la même charte comme preuve de la reconnaissance par Eude de Blois de la royauté d'Hugues Capet. Voyons maintenant les irrégularités du document. L'abbé Angot avait déjà fait remarquer que, dans le préambule, le texte est falsifié aux passages où il est question du prétendu restaurateur Robert, car on l'y qualifie vicomte de Blois, et il ne l'était pas, puisque les chartes de Saint-Père de Chartres, qui le citent dix fois à la même époque, ne lui donnent pas ce titre. Plus loin, on ajoute : « Desolationi cum subjaceret, tandem ex legatione parentum suorum predicto Blesensi Roberto, ex beneficio senioris sui Odonis comitis, ad quem hereditario jure pertinebat, predictus locus, Deo volente, in suum dominium devenit ». Ce qui veut dire sans doute qu'Évron, pendant qu'il était encore dans l'état de dévastation où l'avaient laissé les Normands, avait appartenu héréditairement au comte Eude de Blois, puis qu'il avait été donné aux parents de Robert de Blois, lesquels l'avaient légué à leur fils. Tout ceci est impossible. A la rigueur, on pourrait dire que le comte de Blois avait possédé, tout à fait accidentellement, le territoire contenant les anciennes possessions de l'abbaye, assez de temps pour en faire don à son vicomte, quoiqu'il n'y en ait nulle trace dans l'histoire. Mais, l'avoir eu d'héritage, l'avoir cédé au père et à la mère de Robert, qui l'auraient transmis à leur fils, cela suppose une période trop longue pour qu'on n'en connaisse pas quelques vestiges. Le nom qui est donné ici au prétendu restaurateur, Robert de Blois, Blesensis Robertus, ne convient pas au personnage, qui n'était pas de la famille de Blois. On verra au contraire que toutes ces circonstances s'appliquent très bien à un autre vicomte. Vient maintenant la raison spéciale que M. Lex invoque pour arguer de faux notre charte et qu'il tire des signatures. Le diplôme de restauration d'Évron est falsifié dans les endroits où la dotation est attribuée à Robert, qu'on qualifie maintenant Robert de Blois, vicomte de Blois, ou même fils du comte de Blois ; dans celui où l'on affirme qu'Eude avait eu d'héritage les domaines concédés, et les avait donnés aux parents de Robert ; car cela supposerait de nombreuses transmissions, qui ne pouvaient manquer de laisser des traces dans l'histoire. Le document est faux encore dans l'énumération des biens cédés à la nouvelle abbaye, qui, sauf une trentaine d'articles, ne sont que des latinisations barbares, ou même des mots français bien postérieurs à l'époque de l'acte original. Le diplôme donné au nom de Hugues Capet dont l'intervention est mentionnée dans le texte, porte aussi des preuves évidentes de fausseté. Robert, le prétendu restaurateur, y figure comme fils du comte Eude. Et l'on ne peut pas supposer que le scribe a interverti ici les noms et que Robert désigne le fils du roi Hugue, comme M. le comte A. Bertrand de Broussillon a été tenté de le croire, car dans ce cas le donateur, Robert, vicomte de Blois, ne figurerait pas au nombre des témoins. Les autres personnages sont désignés par un nom d'origine comme cela ne s'est pratiqué beaucoup plus tard qu'au . Ces traces de faux ne sont rien auprès des grossières erreurs contenues dans le texte lui-même. Il ne faut pourtant pas dire que le document est entièrement faux. Il contient au contraire un fonds parfaitement authentique qui ne pouvait être rédigé ni plus tôt ni plus tard que la fin du . Les articles concernant les paroisses, les églises avec ou sans villas, terres cultivées ou incultes, champs, prés, bois, cours d'eau, ressemblent absolument aux documents de la même époque : le testament de l'évêque Mainard, la charte de la comtesse Ledgarde en faveur de l'abbaye Saint-Père de Chartres et quelques autres. Cinquante ans avant cette origine de la féodalité ou cinquante ans plus tard, les conditions sociales n'étaient plus les mêmes, et les chartes qui en reflètent l'image ne ressemblent plus à celle-ci. On peut dire qu'à ce point de vue et nettoyée des passages falsifiés, la charte de restauration d'Évron est fort précieuse. Il est remarquable aussi que les dons faits à l'abbaye depuis sa restauration ne figurent jamais dans ce document, comme on s'y attendrait dans une pièce apocryphe. Plusieurs noms de lieux, comme Montuch = Montoire, Lith =Loir, traduisent des mots qui existent encore dans la Sarthe, avec la même forme, preuve que le document est rédigé en partie sur de bons manuscrits. On peut aussi expliquer plusieurs fautes de copie par de mauvaises lectures et non par des falsifications ; par exemple, Montmetery pour Montméart, Quantaportas pour Landepoutre, etc. Le grand nombre de domaines attribués à l'abbaye, et qui ne semblent pas lui avoir appartenu, peut encore avoir son explication dans les bouleversements qui accompagnèrent les débuts de la féodalité. Tout cela milite en faveur de l'authenticité d'une bonne partie du document. Mais ce qui peut être regardé comme des indices et des preuves de falsification, c'est d'abord : # Le grand nombre de mots laissés en français dans l'acte, comme Vals, Moncels, Coldresel, Montaglon, Montaglonseil. # Ce sont ensuite les mots de formation bien postérieure au , introduits sous forme de latinisation barbare, par exemple L'Écurolière traduit par Curroïlum, Cuissebel par Cosbeu, La Guette par La Guyeta, Gratasaccum et autres. # Ce sont surtout des formes gallo-romaines en iacus données par une sorte d'érudition fausse et affectée à des mots auxquels elles ne peuvent convenir : Clemenciacus pour Clémencerie, Dulmetiacus pour Doumier, Baltiliacus pour Baillé, Basilgeacus pour la Bazoge, Coleriacus pour Coulière, Basaugeacus pour la Bazouge, Tilliacus pour le Teil, Bessialiacus pour Bessière ; — ou des mots transformés à plaisir en des équivalents et non pas traduits, comme Montcrintin devenu Mexchristianus, Courtibeuf changé en Montibuth, Montesson transformé en Curamelionis ; — et encore des termes incompris et traduits à l'aventure : Bourgmansais par Burgummerias, Brémensais par Bremenserias. # Ce sont aussi des terminaisons diminutives latines données à des mots français qui en demanderaient d'autres : Filgerolas pour Fougeray, Bretynnnollas pour Bretellières. # C'est enfin un grand nombre de barbarismes. Lucien Beszard, les jugeait ainsi : « La plupart de ces formes sont faites ou mal refaites sur le français, et dénaturées encore par des erreurs de lecture. Aussi les identifications auxquelles peut donner lieu le plus grand nombre d'entre elles sont-elles extrêmement douteuses. Cette incertitude les rend en grande partie inutilisables pour la toponymie. Ce sont des latinisations arbitraires et non des thèmes étymologiques ». Il est bien certain en tous cas que, tel qu'il est, ce document ne peut avoir été écrit au . Sa fausseté certaine autorise à rejeter l'intervention dans les affaires du Maine de personnages qui lui sont parfaitement étrangers comme le comte et le vicomte de Blois.
  • # Une phrase déjà citée de la charte de 989 y suffirait. On y voit qu'Eude de Blois aurait possédé les domaines de l'abbaye d'Évron à titre héréditaire ; qu'il les aurait donnés aux parents de son vicomte et ceux-ci à leur fils. Ces biens seraient donc passés au moins en quatre mains étrangères au Maine, ce qui est impossible, car l'histoire en garderait des traces. Or il n'existe, pas de mention d'un territoire manceau possédé par Thibault le Tricheur, ni par Eude de Blois, son fils, ni par les premiers vicomtes connus de ce comté. Si cela était possible, à la rigueur, pour un temps très court, il n'en est certainement plus de même quand il s'agit d'une longue période d'années et de maintes transmissions de propriété. # Par contre, ce qui ne convient à aucun titre aux vicomtes de Blois, est tout naturel et justifié pour le comte et les vicomtes du Maine. Les comtes, à la fin du , possédaient héréditairement le comté, depuis deux générations au moins. Les vicomtes sont connus depuis le même temps. Bien plus, ces derniers avaient reçu en bénéfice le territoire même qui nous occupe : Sablé, la Charnie, le pays d'Évron, la lisière du Haut et du Bas-Maine, le terrain forestier de Pail. C'est là qu'ils construisirent les donjons de Thorigné , de Sainte-Suzanne, la tour de l'église d'Évron, qui a toute l'apparence d'une forteresse, le donjon de Courtaliéru, premiers jalons de la ligne de défense qui se continue dans le Haut-Maine vers Sillé, Beaumont-le-Vicomte, Fresnay, Bourg-le-Roi, et qui défendait le chef-lieu contre les incursions normandes. Cette possession s'est continuée dans la main des vicomtes jusqu'à la fin du , dans la personne d'Henri IV. # La charte de 989 restituant à l'abbaye d'Évron les domaines et bénéfices qu'elle possédait avant sa ruine, est suivie de deux annexes qui ne sont autre chose que deux confirmations par les papes Jean XVI et Benoît VIII . La première avait été sollicitée par le restaurateur lui-même ; la seconde par son fils, du « même nom que lui. ». La plupart de ces circonstances ne conviennent pas à Robert, vicomte de Blois : il ne paraît en effet avec ce titre de vicomte qu'en 996. Il vivait encore en 1015 et fut remplacé par son fils, nommé Hervé, avant 1023. Celui-ci, devenu veuf, se fit moine vers 1050, et eut comme fils et successeur Gedouin. Toutes ces conditions au contraire se rencontrent justifiées de tous points dans la généalogie des vicomtes du Mans : Raoul, le restaurateur, fut en fonction de 967 à 1003 au moins, et mourut très vieux. Raoul IV de Beaumont-au-Maine, son fils, témoin en 994, est connu comme vicomte en 1010 environ, et mourut avant 1040. D'une part, tout concorde : chronologie, noms du fils et du père ; de l'autre, au contraire, tout est en désaccord avec les dates et les données historiques. # Pour prouver enfin que le pays d'Évron n'appartenait nullement au comte de Blois ou à son vicomte, un document catégorique, une charte d'Hugue, comte du Maine, accorde à l'abbé Tetbert et à ses religieux, récemment installés à Évron, droit de marché et de foire dans leur bourg, en 994. C'est au comte, en effet, qu'il appartenait d'accorder les foires et marchés, et lui-même pouvait, en concédant un territoire, s'y réserver des droits de coutumes, de tutelle, de vairie, au moins dans le temps qui suivait de près l'inféodation à son vicomte. Il se garde bien d'ailleurs de méconnaître les droits de ce dernier, et déclare que ce qu'il accorde, il le fait « du consentement du vicomte Raoul et de son fils portant le même nom ». Ainsi on voit que cinq ans après le rétablissement de l'abbaye d'Évron où devait paraître Eude, comte de Blois, et Robert, son vicomte, et quinze ans avant la confirmation du pape Benoit, ni l'un ni l'autre ne figurent dans les actes, tandis que le comte du Maine, le vicomte Raoul et son fils Raoul y sont nommés expressément.
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  • Convention entre Robert et les religieux de Saint-Père de Chartres pour la réorganisation de la vie conventuelle en l'abbaye d'Êvron.
  • L'Église abbatiale d'Évron
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  • La charte de 989 : Restauration par Robert, vicomte de Blois, de l'abbaye d'Évron, avec l'assentiment du comte de Chartres, Eude Ier.
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