S'il n'existait pas de mécanismes naturels de régulation, les animaux prédateurs pourraient théoriquement faire disparaitre toutes leurs proies, puis disparaitre eux-mêmes faute de nourriture.

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  • S'il n'existait pas de mécanismes naturels de régulation, les animaux prédateurs pourraient théoriquement faire disparaitre toutes leurs proies, puis disparaitre eux-mêmes faute de nourriture. En réalité, au fur et à mesure de la diversification des espèces, les processus de l'évolution et de la sélection naturelle ont permis (depuis plus de 3,5 milliards d'années) une « coévolution » des prédateurs et de leurs proies ; Sous la « pression de sélection », les prédateurs ont évolué en déjouant les adaptations de leurs proies, et inversement. Certains prédateurs sont devenus ou sont restés « spécialistes » d'un groupe restreint de proies (ex. : les oiseaux serpentaires sont ophiophages, spécialistes de la chasse au serpents) ou d'un habitat particulier ; d'autres sont restés plus généralistes et opportunistes. Des systèmes robustes de régulation sont apparus au sein des écosystèmes équilibrant les populations de proies et de prédateurs. Ces systèmes (cycliques et plus ou moins « oscillants ») non seulement régulent presque conjointement la démographie d'une population de proie et celle de ses prédateurs dans l'espace et dans le temps , mais ils stabilisent aussi la biomasse de ces mêmes populations .Les géologues et paléontologues ont montré qu'après chacune des grandes crises majeures d'extinction passées (il y en a eu cinq dites « majeures », dont la dernière correspond à la disparition des dinosaures), ce processus de coévolution et d'équilibre prédateurs-proies a repris, mais à chaque fois avec un renouvellement important ou complet des « espèces dominantes » de grands prédateurs (et en partie de leurs proies).Historiquement, l'Homme semble avoir longtemps plutôt considéré le prédateur comme un « concurrent » (pour le gibier ou poisson chassé et pêché), ou comme dangereux pour les volailles, les poissons en viviers ou les troupeaux, et donc indésirable ou à éliminer à proximité des lieux de vie, d'élevage et d'habitation. Après une longue période de relatif mépris ; sur des bases scientifiques, on observe depuis quelques décennies une « reconnaissance croissante des rôles importants joués par les prédateurs dans les processus de régulation des écosystèmes et pour le maintien de la biodiversité. Une grande attention a été portée sur les effets de la régulation des populations d'herbivores (ou de rongeurs) par ces prédateurs, ainsi que sur les cascades trophiques induites. Cependant par le biais d'interactions "intra-guildes", les superprédateurs (apex predators) peuvent aussi contrôler des prédateurs plus petits qu'eux, dits "mésoprédateurs" (mesopredators pour les anglophones) ».
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