L'élection fédérale canadienne de 1930 (soit la 17e élection générale depuis la confédération canadienne de 1867) se déroule le 28 juillet 1930 dans le but d'élire les députés de la 17e législature à la Chambre des communes du Canada.

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  • L'élection fédérale canadienne de 1930 (soit la 17e élection générale depuis la confédération canadienne de 1867) se déroule le 28 juillet 1930 dans le but d'élire les députés de la 17e législature à la Chambre des communes du Canada. Le Parti conservateur de Richard Bedford Bennett remporte un mandat majoritaire, défaisant le Parti libéral dirigé par William Lyon Mackenzie King.Les premiers signes de la Grande Dépression sont clairement en évidence lors de l'élection de 1930, et le chef conservateur R. B. Bennett fait campagne sur une plateforme de mesures agressives pour la contrer. « Je propose que tout gouvernement dont je suis le chef mettra en œuvre, dès la première session parlementaire, toute action nécessaire pour parvenir à cette fin ou périra dans la tentative », déclare-t-il le 9 juin 1930.Une des raisons du succès de Bennett se trouve dans la façon dons les libéraux avaient cherché à gérer la crise des taux de chômage grandissants en 1930. En avançant la formule libérale comme la raison pour prospérité économique des années 1920, ils portent également la responsabilité pour les conséquences du krach de la bourse américaine.King est apparemment inconscient du chômage grandissant qui annonce l'arrivée des années 1930, et continue de vanter la part jouée par son gouvernement dans la prospérité canadienne. Les demandes d'aide reçoivent en retour, pour toute réponse, des accusations de faire partie de la grande « conspiration Tory ». Avec le recul, le raisonnement de King peut être compris : les maires de l'ouest et les premiers ministres provinciaux qui avaient adressé des demandes d'aide financière à King étaient très majoritairement du Parti conservateur — dans le cas des premiers ministres, sept sur neuf. King conclut donc dans les débats parlementaires que l'aide sociale était une compétence provinciale, et le fait qu'il ne croyait pas au problème de chômage lui fait croire que les demandes d'aide au fédéral ne n'agissaient que de manœuvres politiques. Très certainement, les conservateurs fédéraux ont exagéré l'étendu de la Dépression dans ses premières phases dans le but d'attaquer le gouvernement de King.Plusieurs autres facteurs contribuent à la défaite de King. Même si l'obtention de fonds — parfois de sources douteuses comme il fut démontré dans le scandale de la Beauharnois — ne pose aucun problème[réf. nécessaire], la machine électorale des libéraux n'est plus aussi efficace qu'auparavant, principalement à cause de l'âge et du mauvais état de santé de plusieurs stratèges. La campagne de King est ponctuée de difficultés ; chaque nouvel arrêt semble l'accueillir avec une nouvelle gaffe.Les conservateurs de Bennett, quant à eux, sont électriques. Bennett était un homme qui avait fait sa propre fortune et avait pratiquement rebâti son parti (en bonne partie avec ses propres fonds) et développé une machine électorale capable de rivaliser celle des libéraux. Les tories font bon usage de leur organisation supérieure. Ils achètent des journaux dans des endroits stratégiques (notamment les bastions libéraux dans l'Ouest et au Québec) et s'assurent de leur faire suivre une ligne éditoriale favorisant les conservateurs. Dans cette première élection où la radio a joué un rôle important, la voix vibrante et emplie de zèle de Bennett était de loin préférable à celle de King. (La machine conservatrice s'assure en même temps que le meilleur temps d'antenne sont disponibles seulement pour Bennett). La politique de Bennett prônant les tarifs douaniers est extrêmement populaire dans les forteresses libérales de l'Ouest et du Québec. Dans le premier, la production agricole avait souffert par la surproduction mondiale, et certains groupes agricoles au Québec appuient ferment la politique protectionniste de Bennett. Les conservateurs de Bennett remportent une bonne partie des voix qui allaient auparavant aux progressistes et aux United Farmers dans l'Ouest, et ils sont élus avec 44 % des suffrages au Québec.Les électeurs canadiens conduisent Bennett et ses conservateurs au pouvoir avec un gouvernement majoritaire de 134 sièges à la Chambre des communes. Les libéraux doivent se contenter de former l'Opposition officielle avec leurs 90 sieges ; le Parti progressiste n'en obtient que 3.Malheureusement pour Bennett, la Grande Dépression amène des problèmes complexes aux politiciens et une pauvreté extrême pour beaucoup de Canadiens. Le Parti conservateur est défait lors de l'élection de 1935 et William Lyon Mackenzie King revient au pouvoir à la tête d'un autre gouvernement libéral.
  • Die 17. kanadischen Unterhauswahlen (engl. 17th Canadian General Election, frz. 17e élection fédérale canadienne) fanden am 28. Juli 1930 statt. Gewählt wurden 245 Abgeordnete des kanadischen Unterhauses (engl. House of Commons, frz. Chambre des Communes). Die Konservative Partei von Richard Bedford Bennett wurde stärkste Partei und errang die absolute Mehrheit der Sitze, während die von William Lyon Mackenzie King angeführte Liberale Partei nach vier Jahren Regierungszeit wieder in die Opposition musste.
  • The Canadian federal election of 1930 was held on July 28, 1930 to elect members of the Canadian House of Commons of the 17th Parliament of Canada. Richard Bedford Bennett's Conservative Party won a majority government, defeating the Liberal Party led by Prime Minister William Lyon Mackenzie King.The first signs of the Great Depression were clearly evident by the 1930 election, and Conservative party leader Richard Bennett campaigned on a platform of aggressive measures in order to combat it. "I propose that any government of which I am the head will at the first session of parliament initiate whatever action is necessary to that end, or perish in the attempt." - Richard Bennett, June 9, 1930.Part of the reason for Bennett's success lay in the Liberals' own handling of the rising unemployment of 1930. Touting the Liberal formula as the reason for the economic prosperity of the 1920s, for example, left the Liberals carrying much of the responsibility, whether deserved or not, for the consequences of the crash of the American stock market.King was apparently oblivious to the rising unemployment that greeted the 1930s, and continued to laud his government's hand in Canada's prosperity. Demands for aid were met with accusations of being the part of a great "Tory conspiracy," which led King to make his famous "five-cent piece" outburst, alienating a growing number of voters. In retrospect, one can understand King's reasoning. Both the Western mayors and provincial Premiers who had visited King with requests of relief were overwhelmingly Conservative: in the Premiers' case, seven out of nine. King concluded in Parliamentary debates that though aid was a provincial jurisdiction, the fact that he believed there to be no unemployment problem meant that the requests from the provinces appeared to be nothing more than political grandstanding. The Federal Conservatives had certainly exaggerated the Depression in its early stages solely to attack King's government.Several other factors entered into King's defeat. Though obtaining funds from sometimes dubious sources was not a problem, the Liberal election machine was not as efficient as it once was, primarily due to the cause of the age and poor health of many chief strategists. King's campaign was the epitome of Murphy's law: every campaign stop appeared to meet the Prime Minister with some kind of mishap. By contrast, Bennett's Conservatives were electric. The self-made man who led them had practically rebuilt his party (a significant part of it with his own funds) and developed an election machine which could rival the Liberals'. Aside from superior party organization, the Tories used it. They bought out newspapers in key areas (notably the Liberal strongholds of the West, and Quebec) and ensured that pro-Tory slants were kept. In the first election where radio played an important role, Bennett's vibrant, zealous voice was extremely preferable to King's. (The Tory machine, of course, ensured that only the best radio spots were available to Bennett.)Also, Bennett's tariff policy, epitomized by his infamous promise to "blast" Canada's way into world markets, was extremely well received in the key Liberal strongholds of the West and Quebec. In the West, agricultural production had been hurt by worldwide overproduction, and certain agricultural groups in Quebec firmly endorsed Bennett's tariff policy. Bennett's Conservatives won much of the former Progressive and Farmers' vote in the West, and they were elected with 44% of the popular vote in Quebec as a protest vote. All those factors led to Bennett's eventual election.Canadian voters agreed with Bennett and the Conservatives were elected with a majority of 134 seats in the House Of Commons. The incumbent Liberals under William Lyon Mackenzie King became the official opposition after being reduced to 90, with the Progressives taking only 3."Richard Bennett leads the Tories to a smashing federal victory, defeating Mackenzie King's Liberals as voters vent their anger over the depression." - Newspaper headline from July 28, 1930Unfortunately for Bennett and the Conservatives, the Depression brought complex problems to politicians and extreme hardship for most Canadians. Bennett and the Conservatives lost the 1935 election to the Liberals under the previous Prime Minister William Lyon Mackenzie King.The voter turnout was 73.5%.
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  • L'élection fédérale canadienne de 1930 (soit la 17e élection générale depuis la confédération canadienne de 1867) se déroule le 28 juillet 1930 dans le but d'élire les députés de la 17e législature à la Chambre des communes du Canada.
  • Die 17. kanadischen Unterhauswahlen (engl. 17th Canadian General Election, frz. 17e élection fédérale canadienne) fanden am 28. Juli 1930 statt. Gewählt wurden 245 Abgeordnete des kanadischen Unterhauses (engl. House of Commons, frz. Chambre des Communes).
  • The Canadian federal election of 1930 was held on July 28, 1930 to elect members of the Canadian House of Commons of the 17th Parliament of Canada. Richard Bedford Bennett's Conservative Party won a majority government, defeating the Liberal Party led by Prime Minister William Lyon Mackenzie King.The first signs of the Great Depression were clearly evident by the 1930 election, and Conservative party leader Richard Bennett campaigned on a platform of aggressive measures in order to combat it.
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